Derrière le Paravent Suèdois

Derrière le Paravent Suédois se cache un imposteur qui se fait passer pour une imposture… Donc zéro + zéro égal la tête à Toto…

30 avril 2008

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Ceci est une note conceptuelle que seule une poignée de personnes peut comprendre. Un truc de blogosphère…

frigo

Alors, moi j'ai l'intégral
Star Wars Le Gaulois (vi, j'aime le poulet…)
et 3 vaches noires Elle et Vire.
Violette, tu crois vraiment que la vache rouge existe ?
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27 avril 2008

Le (presque) bon film du dimanche…

Dans ma Cité Royale, à 11 h soit on va à la messe, soit on va au cinématographe. J'ai choisi la seconde option depuis le baptême d'imposture junior (presque 10 ans maintenant…). Quoique je n'habite que depuis 6 ans dans ma Cité Royale. Maintenant, quand j'y repense, dans les années 80, j'habitais à deux pas des Champs Élysées et je fréquentais déjà des salles presque désertes à l'heure de la messe. Comme quoi, le cinéma et l'église, ça ne le fait pas…

Qu'est-ce que je raconte là…? c'est compliqué.

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Justement en parlant de compliqué, c'est la caractéristique des bons films d'embrouilles et d'arnaques. Compliqué.

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Mais du "bon" compliqué. Parce qu'il y a plusieurs sortes de compliqué. Comment vous expliquer ça simplement ? Tenez, prenez par exemple le film de Ridley Scott, Les associés (2003) avec Nicolas Cage et Sam Rockwell. Il s'agit donc d'un film sur deux arnaqueurs qui pigeonnent des braves gens. Un jour, Sam Rockwell propose à son associé Nicolas Cage un gros coup pour changer de l'ordinaire. Faut dire que Nicolas est dans une sale déprime et souffre de troubles obsessionnels compulsifs. Son psychiatre le laisse en carafe et il doit en voir un nouveau en catastrophe. Sans parler de sa fille qu'il n'avait jamais vue et qui débarque du jour au lendemain dans sa vie bien rangée. Et en plus elle veut monter des arnaques avec lui…

Vous me suivez toujours ? C'est ça le principe des films à arnaque. Une situation simple de base qui va se compliquer par couches successives, des imprévus, des nouveaux personnages sortis de nulle part, sauf pour les protagonistes, avec souvent une arnaque dans l'arnaque. Et comme pour réussir une arnaque, il faut toujours un pigeon, le bon film d'arnaque dévoile à la dernière minute le pigeon. Parce que bien entendu, le pigeon n'est jamais celui que l'on croit…

Pour revenir au film de Ridley Scott, tout ce passe comme prévu. Sauf que l'arnaque foire. Nicolas se retrouve arrêté par les flics. À moins que…

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Ca$h, le nouveau film où Jean Dujardin tient le rôle principal, suit à la lettre les règles du genre. Et c'est peut être là le problème.

Je reprends. Un film d'arnaque, c'est par définition compliqué. Mais il y a du "bon" et du "mauvais" compliqué. Comme le cholestérol, quoi…

Ca$h se perd dans un scénario hélas mal fagoté malgré une arnaque tarabiscotée à souhait. La situation de base est simple : Ca$h (Jean Dujardin) décide de venger la mort de son frère, Solal (excellent caméo d'une vedette du cinéma français. Tiens en parlant de caméo, au sujet du film de Rouve de dimanche dernier, j'ai oublié de signaler le "non caméo" d'un monstre du cinéma – jubilatoire…). Ca$h prépare un coup pour arnaquer un autre grand arnaqueur. Sauf que Ca$h a les flics au cul, renseignés par une balance dans son équipe. Ca$h découvre alors que la flic qui le suit n'est pas très claire… Qui va arnaquer qui ?

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Les auteurs du script ont commis l'erreur d'être trop précis. Trop descriptifs. C'est là, la difficulté du film d'arnaque. Être compliqué sans être compliqué. À force de tout montrer, tout détailler, tout expliquer, le film se perd. Non pas que l'on est perdu par l'intrigue. Au contraire. Car à vouloir compliquer l'intrigue par des sur-couches, celles-ci finissent par s'annuler et rendent la situation limpide. Du coup on découvre vite qui est le pigeon final ; en tout cas moi, j'ai hélas vite compris…

Que reste-t-il alors du film d'Éric Besnard ? Au niveau de l'histoire on se laisse quand même porter, malgré quelques longueurs, et mon plaisir a été de me demander comment le pigeon va se faire avoir et surtout pourquoi. Le final dans la pure tradition des films d'arnaque en grand hôtel sauve la situation. Quant à Dujardin, il fait du Dujardin. Reno fait du Reno. Et Berléand du Berléand. La réalisation est propre et carrée. bref, plus palpitant que la messe…

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En sortant du ciné je suis passé chez mon marchand de dvd sur marché. J'ai failli racheté Les associés. Je me suis rabattu sur Slevin (de Paul Mc Guigan – 2006 – Josh Hartnett, Bruce Willis…). Là aussi un bijou du film d'embrouilles. Mais là, c'est une autre histoire…

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20 avril 2008

Le bon film du dimanche

Dans Bullitt, la musique jazzy de Lalo Schifrin accompagnait de son swing désinvolte les tribulations de Steve Mc Queen à San Francisco, vêtu des impers et pantalons les plus classes, au volant de sa Ford Mustang GT coupé…

Jean-Paul Rouve s'offre un hommage clin d'œil au chef d'œuvre de Peter Yates. Sans arme, ni haine, ni violence démarre sur un générique à la Mannix illustré par un remix de la musique de Lalo Schifrin. Bullitt date de 1968, soit à peine 8 ans avant le fameux casse du siècle, et est en quelque sorte contemporain d'Albert Spaggiari, le «cerveau» du dit casse.

Spaggiari ! Fascination et mystère. À l'époque des faits, j'étais ado et cette histoire de types creusant un tunnel pour accéder à la salle des coffres de la Société Générale de Nice, s'y installant tout un week-end, avec eau, électricité, cuisine et chalumeaux pour défoncer les coffres et repartir le lundi matin, avant l'ouverture, avec 50 millions de francs de l'époque, m'avait séduite, presque fait marrer. Tellement énorme !

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Tout est énorme chez Spaggiari. Sa mythomanie… et son désespoir. Et c'est c'est précisément l'angle que retient Jean-Paul Rouve dans son film. Moins de montrer l'exécution du casse que tout le monde connaît tellement on a raconté, filmé, et écrit sur le sujet. À commencer par Spaggiari lui-même…

Rouve tente de cerner la personnalité de ce fameux «cerveau». Un homme presque sorti de nulle part, ex-para, ex-taulard, ex-membre de l'OAS, ex-employé chez Fichet-Bauche – ça aide un peu quand même – , alors petit photographe de mariages dans les environs de Nice et qui décide, un beau matin, de faire son «tube» à lui. Le casse du siècle. Il va le vendre à la mafia locale qui lui donne les moyens techniques et humains pour le «produire» : 3 (ou 6, selon les sources) mois de travaux pour creuser le tunnel, une équipe d'une quinzaine d'ouvriers complices équipée comme une entreprise de BTP avec une organisation militaire. Où sont passés les 50 millions ? mystère encore à ce jour. Quel parrain de la mafia l'a financé ? mystère toujours…

Un homme parti de nulle part qui finira nulle part.

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Rouve se concentre sur un épisode supposé de la cavale de Spaggiari en Amérique du Sud, où un reporter de Match le retrouve pour lui proposer 8 pages d'exclu et la Une. Rouve/Spaggiari revit, retrouve de sa superbe du temps où il sautait du bureau du juge en plein interrogatoire, faisait le fanfaron lors d'une reconstitution ressemblant plutôt à un show, ou interviewait Ronald Biggs, son collègue anglais, auteur de la fameuse attaque du train postal de Glasgow-Londres en 1965, l'autre casse du siècle…

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Rouve est juste. Juste Spaggiari. Regardez les photos de l'époque et les quelques interviews accordées… La réalisation est soignée, propre avec une reconstitution «seine» des années 70. Sans artifice appuyé, sans en faire des tonnes dans le stylisme, la musique ou la lumière comme c'est trop souvent la tendance. La seule fantaisie que s'offre Jean-Paul Rouve est donc ce fameux générique opérant comme une machine à remonter dans le temps pour propulser le spectateur 30 ans en arrière, d'un coup, balayant ainsi tous les effets de mise en scène pour se concentrer uniquement sur les rapports humains, la psychologie finalement insondable de son personnage…

Rouve/Spaggiari dévoile alors quelques détails du casse. Le doute s'installe. Véritable «cerveau» ? mythomane complet ? simple pion looser manipulé par la mafia ? ou alors véritable génie qui brouillera les pistes jusqu'à sa mort…

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Il semble acquis qu'Albert Spaggiari a passé un grande partie de sa cavale planqué dans un chalet en Italie. Il est mort d'un cancer en 1989 et sa compagne a ramené son corps en France dans une caravane.

Rouve/Spaggiari vit dans une HLM en Amérique du Sud et ne se rend dans un palace que pour épater un journaliste de Match.

Quelques temps après le casse, Albert Spaggiari est parti aux USA pour proposer ses services à la CIA, comme génie monte-en-l'air… il ne l'ont pas vraiment pris au sérieux malgré une assez belle référence. Dommage, si ça se trouve, aujourd'hui il pourrait être au soleil, sur une plage de San Francisco à siroter une coupe de champagne, son havane au bec… Avec Lalo Schifrin en fond.

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Lalo Schifrin
Bullitt, Main Title (Movie Version)

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19 avril 2008

Revival nuls


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08 avril 2008

Badaboum…

HEMA est une  chaîne de grands magasins hollandais (150 dans tout le pays). Ils ont un site. Le plus simple, c'est d'aller voir. On clique sur l'image, on ne touche à rien, et on attend quelques secondes… Simple mais efficace, en tout cas je suis bon client !

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Thank's Pascale ;-)
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06 avril 2008

Le Lucky Luke du clavier…

Petit revival dominical. Ce type s'appelle Rick Wakeman et va sur ses 60 piges. C'est le premier clavier du groupe Yes, un des groupes anglais père du progressive rock du début des années 70 (tout ce qu'ils ont pondu après n'a aucun intérêt musical…). C'était la période où les musicos qui, ayant fait des études de classique avant d'acheter une Gibson ou un Moog, aimaient faire des riffs sur une base pompée chez Bach, Moussorgsky ou Mozart.

Rick Wakeman est à mon sens le plus représentatif de ce mélange du classique et du rock, où il est plus souvent question d'une démonstration de virtuosité. Ce qui n'enlève rien à son talent de compositeur et de créateur d'ambiances. Sa discographie est très dense, mais comme tous ces groupes ou musiciens sur un créneau assez pointu, ce sont hélas seuls les premiers albums qui au-delà de leur originalité au moment de la sortie, avaient un vrai cachet, une vraie texture qui, 35 ans après, font qu'on peut encore les écouter. À mon humble avis il n'y en a que deux : The Six Wives of Henry VIII et le très mystique No Earthly Connection, qui pour l'époque avait une qualité de son et de mixage assez impressionnante. Au milieu des 70's point d'ordinateur en studio, tout était fait à la mano sur des bandes…

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The Six Wives of Henry VIII, comme son titre l'indique est une suite de six instrumentaux évoquant les six femmes du Roi. Chaque titre a une texture particulière, six caractères ou se mêlent rock, jazz, pop et de nombreuses références classiques.

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No Earthly Connection est une sorte d'opéra médieval rock qui intègre un section cuivre au milieu des 25 claviers et synthés de Wakeman. Le mélange est pompeux, parfois indigeste, mais il y a quelques pépites de mélodies et de riff de claviers bien envoyés…

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PS : dans le genre, il y a bien aussi les premiers album de Emerson, Lake & Palmer, Jethro Tull, certains Genesis…
PPS : réécoutez aussi les solos de claviers et de guitares sur le Made in Japan de Deep Purple…
PPPS : vous êtes dispensés de me citer Richard Clayderman, André Rieu… ou Rondo Veneziano, tant qu'on y est…

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