Derrière le Paravent Suèdois

Derrière le Paravent Suédois se cache un imposteur qui se fait passer pour une imposture… Donc zéro + zéro égal la tête à Toto…

09 juin 2009

Rien. La Vache Sacrée

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La Vache est sacrée, c'est de l'humour à deux balles…

Philippe Manœuvre s'extasie «Leïla, on découvre ta voix». Lio, peste comme à son habitude donne son commentaire sur son bleu : « Mais Leïla, moi, depuis le début je l'ai découvert ta voix !».

Leïla a divisé, divise, et divisera encore pendant quelques temps. C'est sa force.

Cette Nouvelle Star 2009, comme celle de l'an dernier a eu du mal à trouver son souffle. Passer derrière Christophe Willem et Julien Doré n'était pas mince affaire pour tout le monde. Le jury, d'une part, qui devait trouver les oiseaux rares qui assureraient le spectacle pendant une dizaine de primes, car il s'agit avant tout d'une émission de TV avec son obligation d'audience pour capter le maximum d'annonceurs pendant les coupures pub (je ne rappelle plus que la pub est quasi l'unique moyen de vivre d'une chaîne comme M6…), et d'autre part, des candidats qui savaient qu'ils subiraient la pression, la comparaison inévitable : «Mouais c'était plus fun du temps de Julien…».

Mais contrairement à la saison 2008, cette cuvée 2009, à défaut de révéler un nouveau Doré ou Willem, a sacré une vraie graine de star, un peu comme l'ancien show que produisait Ardisson précisément sur M6.

Soan, comme je l'ai expliqué est déjà un produit fini, qui a montré «ses coutures» comme l'a souligné Sinclair la semaine dernière. Ils nous a bluffé sur un Doors il y a quelques semaines. Mais ressortir les Doors une nouvelle fois un soir de final c'est à mon sens signer  : Soan est Soan point barre. Ce n'est pas le but et le concept de l'émission.

Leïla, c'est du devenir. Et du vrai. Un physique pas franchement lisse, à la fois belle et un peu gabarit «vache» comme j'ai pu entendre à droite et à gauche. Mais, le poids et la ligne ça se corrige. C'est une personnalité manifestement nature, entière, vraie, honnête. C'est ce qu'on aime dans les chaumières (oulala, je fais des formules à la con…). Une vraie présence sur scène avec ses fameux pas de danse improbables (c'est peut être en cela qu'elle rejoint un peu Julien doré…). Et puis surtout l'essentiel : une voix.

J'attends donc l'album de Leïla avec grande impatience, car je pense, et cela n'engage que moi, que c'est une vraie future nouvelle star.

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Oui, je poste avant le verdict. Là c'est la pose pub avant la troisième chanson de Leïla. Si je me suis planté, pas grave. Ici, ce n'est qu'un blog…

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08 juin 2009

Rien. Quand l'hôpital se moque de la charité. Ou l'inverse…

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : je n'ai pas vu Home et je n'ai pas  envie de le voir. Pour la simple raison que je ne veux pas subir ce cirque médiatico-marketing ou l'hôpital se moque de la charité. Ou l'inverse.

Tout n'est que contradiction dans cette affaire. Voyons les protagonistes de ce hold-up médiatique qui relève presque du génie : Luc Besson et le groupe PPR, producteurs du film, et Yann Arthus-Bertrand, son réalisateur.

Luc Besson coproducteur le film et grand seigneur, décide de laisser le film en libre accès sur l'internet, YouTube et compagnie. Dois-je vous rappeler ses positions pro Hadopi et ses tribunes dans la presse contre ces vilains téléchargeurs que nous sommes tous ? Et là subitement la circulation libre sur l'Internet se retrouve pleine de vertus aux yeux de monsieur Besson ? Va-t-il alors poursuivre tous les téléchargeurs du film qui vont ainsi entamer une partie des ventes du dvd ?

Le plus grand succès librairie de ces dernières années est un grand bouquin La Terre Vue du Ciel. J'ai été le premier à l'offrir, c'était il y a presque dix ans. Voilà donc plus de dix ans que Yann Arthus-Bertrand sillonne la planète avec son hélicoptère pour la photographier et la filmer en long, en large et en travers. Outre le fait que d'un point de vue concept produit, il serait peut être temps qu'il passe à autre chose, il pollue surtout. J'ai entendu parler de plus de 1500 tonnes de CO2 rejetées dans la nature pour les besoins du tournage. Peu importe la valeur exacte, car Yann Arthus-Bertrand se donne bonne conscience : il évalue à un certain nombre de milliers d'euros la pollution engendrée et reverse ces sommes à des associations. Et il le fait bien savoir. Là aussi le montant des sommes, je m'en fous. C'est le principe même qui est insupportable.

En premier lieu il faudra nous expliquer comment on calcule ces sommes ? Cela veut dire qu'il existe un modèle financier pour chiffrer la pollution d'aujourd'hui et ses conséquences pour demain ? Alors qu'on se chamaille sur la vitesse à laquelle va fondre la banquise par exemple ? Cette idée est tout simplement ahurissante. Ainsi, il suffit donc de faire un chèque, pour polluer… et expliquer la pollution ? De qui se moque-t-on ? Monsieur Arthus-Bertrand, des photos de la Terre, il y a en plein les archives, sur Google et la NASA en a des wagons. Et plus simplement, votre film, vous ne pouviez pas le faire en restant au sol ? Là où nous sommes tous, les humains ?

François Pinault et son groupe PPR, propriétaire de la Fnac, Gucci, Yves Saint Laurent, Boucheron, Puma, des marques dont le développement durable est bien entendu l'axe central de leur stratégie, s'offre avec cette opération une campagne d'image planétaire pour une petite poignée de millions d'euros. Du génie je vous dis ! Outre que la valorisation en achat d'espace de tous les temps de parole et de citation en radio, TV, presse, Internet et compagnie, sont sans commune mesure avec la mise de départ, cette mise sera bien entendu récupérée en partie avec tous les produits dérivés à commencer par les dvd et bouquins en vente à la Fnac (une url spéciale a été créée à cet effet).

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Non, je ne fais de populisme à deux balles ou de l'anti je ne sais quoi. Juste que mon job fait que j'ai une lecture froide et marketing de certaines actualités. Et précisément, imaginer que ni PPR, ni Arthus-Bertand et ni Luc Besson n'aient pas mis une seconde au cœur de ce coup les retombées pour leur propres intérêts relève de la naïveté du nouveau-né

L'avenir de notre planète est un truc trop sérieux, et je ne pense pas que la solution viendra du cinéma et d'images léchées prises à l'hélico.

Mais imposture, t'es con ? c'est de la sensibilisation ! Ah ?

Parlons cinéma justement. Le sujet a déjà été traité plusieurs fois à commencer par un film datant de 1983, au nom imprononçable, Koyaanisqatsi. Même concept, la Terre vue de haut et ses souffrances. Je vous laisse chercher, vous trouverez comme des grands sur YouTube…  Plus récent, le film de Al Gore, Une vérité qui dérange. C'est certain, c'est moins fashion, moins design, moins glamour, vu que c'est une conférence filmée. Du PowerPoint amélioré. Achetez et regardez. Une baffe dans la gueule, je vous garantis ! Bref, cela fait presque 30 ans qu'on parle de ça au cinéma. Et à la TV. Et dans les journaux. Partout. Vous parlez d'un scoop…

Malheureusement tant que les politiques ne prendront pas à bras le corps, et pour de vrai, le Barnum médiatique continuera. Et si justement, comme le suppose la polémique qui enfle en ce moment, des électeurs se sont fait influencer par le film pour donner leur voix à la liste Europe Écologie en signe d'avertissement, bah je dis que c'est bien. Au passage, on soulignera la situation croquignolesque : le nouvel ORTF de Sarkozy qui déroule le tapis rouge à ces amis financiers nouveaux producteurs de cinéma durable pour se faire piquer des voix 2 jours après…

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Contre le réchauffement de la planète, on nous parle surtout de taxe écomachin, de bilan truc, etc. C'est bien, j'en doute pas une seconde. Mais concrètement, dans notre vie de tous les jours ? Des choses réellement visibles qui vont un peu plus loin que mettre les pots de yaourt dans la poubelle de gauche, les bouteilles en verre dans celle de droite, ou faire de temps en temps un tour en Vélib ? À force de traînasser à prendre les vraies décisions, on va se retrouver dans une situation vraiment catastrophique. Celle où les décisions se prendront de façons drastiques, voire militaires. Alors qu'il suffirait que les politiques s'y collent maintenant et oublient leurs petits calculs d'électoraux.

Juste un exemple : si Bertrand Delanoë, le maire de Paris, veut entrer dans l'Histoire, alors qu'il prenne la décision la plus impopulaire que l'on puisse imaginer : interdire purement et simplement les voitures dans Paris. Pas besoin de faire un tour en hélicoptère pour imaginer qu'on respirera mieux, qu'on circulera mieux, qu'il y aura moins de bruit, qu'on sera moins énervé, plus productif, que les gamins se porteront mieux et qu'il y a aura moins de malades et morts par la pollution. Ça c'est du concret et du réel.

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Pour terminer, je remarque que l'argent public a servi un peu à coproduire une initiative privée. Je veux parler du temps d'antenne offert à Home pour sa diffusion par France Télévisions.

Est-ce que pour équilibrer les temps de parole, et surtout prolonger la sensibilisation de chacun, France Télévisions va ouvrir gracieusement son antenne à d'autres groupes, organisations, d'autres films qui expliquent à leur manière la même histoire. Sauf qu'ils sont plus courts. Et à mon sens plus efficaces. Magnéto Yann, et sans rancune, parce que comme photographe, je t'aime bien :



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06 juin 2009

Rien (Ça m'amuse…)


Via Marie.

Dans le genre, on continue. L'original, pour mémoire :


Vivi, je sais vous êtes zémus, c'était juste avant l'École des Fans, il y a bien longtemps, le dimanche, un temps où on parlait à peine du Minitel dans les laboratoires de Recherches… C'est mélodieux le synthé des années 80, heing… ?

Après l'original, le détournement par la Force :


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C'est tout, vous pouvez retourner
sur MSN, Facebook, Twitter, etc.

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15 octobre 2008

Mon mot d'excuse pour absence prolongée

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Note écrite au milieu des cartons, l'auteur étant en plein déménagement et privé d'Internet pendant une dizaine de jours…

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Dans les années 80, le magazine d'Ardisson/Filipacchi, L'Écho des Savanes, avait titré «Monaco, Monacul, Monafric». Inutile de vous dire que le Rocher a moyennement apprécié et que des têtes ont dû tomber… La mienne (de tête), après lecture de ce billet pourrait tomber du coup. Bah, oui, je rentre de deux jours de balade à Monaco. Explication :

Fidèles lectrices (et lecteurs…), vous savez que j'ai publié un roman l'an dernier, «Le syndrome de Roch», paru chez l'Arganier. C'est mon premier roman. Enfin, pour l'instant (j'en ai deux autres en cuisine, mais l'accouchement est laborieux). La Fondation Prince Pierre de Monaco (le grand père de Caroline, Albert et Stéphanie) décerne tous les ans des prix de littérature, musique et art contemporain. Dans la catégorie littérature, 3 prix sont attribués : le grand prix qui va à un auteur confirmé, la bourse du premier roman d'un auteur de moins de 40 ans (votre vieux serviteur partait donc mal dans cette catégorie) et enfin le coup de cœur des lycéens de la Principauté, un peu selon le principe du Goncourt des lycéens en France. Je «jouais» donc dans cette dernière catégorie.

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On va vite abréger le suspense : je n'ai rien gagné. C'est Cécile Reyboz, avec «Chanson pour bestioles» qui a remporté la timbale (et la bourse qui va avec). Sans vouloir flatter la demoiselle (si tu me lis Cécile, hi, hi…), les extraits lus par Daniel Napoléon Mesguich m'ont donné une furieuse envie d'acquérir ce texte. Idem pour le coup de cœur des kids décerné à Jérôme Lafargue pour «L'ami Butler». Acquisitions faîtes dès le lendemain à la Fnac de Monaco. Oui, parfaitement, entre une boutique Gucci, Cartier ou Chanel, on trouve quand même une Fnac à Monaco…

Ah, Monaco… C'est concept Monaco.

Comment vous dire…? Une chose est sure, ce n'est pas Monacul, ni Monafric… Non, c'est plus subtil, plus irréel, plus intemporel. C'est ça, le temps s'est arrêté. À quelle époque ? là j'aurais du mal à vous dire…

Le jour de la remise des prix, mardi dernier, j'ai eu un emploi du temps de ministre. Euh de prince, de baron ou un truc comme ça. C'est parti :

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Arrivé à 11h à l'aéroport de Nice. Accueil par une charmante demoiselle blonde bronzée qui me conduit à ma voiture : une BMW noire conduite par une autre charmante latine. Manifestement à la Fondation, il n'y a pas de chauffeurs. Il n'y a que des hôtesses en tailleur, portable-oreillette parlant français, anglais et italien et conduisant des BMW noires avec le logo de la Fondation. Ça change du taxi pris à 7h du mat pour aller à Orly… L'hôtesse nous remet un dossier individuel façon «Mission impossible» avec emploi du temps au cordeau, et cartons successifs d'invitations à diverses manifestations.

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Arrivée au Lycée Albert 1er vers 13h30, après un passage à l'hôtel, un petit truc de 25 étoiles où que dans la baignoire de la chambre tu peux faire un dos crawlé… Bref, sans intérêt. Accueil au bahut par des étudiantes ravies de voir des auteurs en chair et en os. Échanges sympathiques autour d'un buffet puis dans un cadre plus formel en amphi débat. En sortant de le conférence, j'accorde une interview express à la TV locale (je vous ai dit que j'avais eu un emploi du temps de vicomte en visite officielle…).

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Retour à l'hôtel vers 16h pour prendre une douche, me changer afin de participer aux activités protocolaires.

18 h : vernissage d'une sculpture contemporaine primée par la Fondation. Nous sommes priés d'attendre dehors le temps que Caroline et Albert finissent d'admirer en privé ladite œuvre. Je poireaute au milieu du gratin monégasque avec qui je vais passer toute la soirée. C'est là que je rentre dans une autre dimension. Je ne sais plus si je suis à Disneyland, dans un épisode de Dynastie, Dallas ou le Prisonnier? Tout est un mélange de look friqué années 80 et de début du siècle précédent. La moyenne d'âge devrait avoir sa carte vermeil…

Le prince héritier et sa sœur sortent et s'engouffrent
dans des limousines entourées de braves gaillards costards-oreillettes.

Nous pénétrons enfin dans la salle pour voir l'œuvre.

Je vois. Je sors.

Le buffet dressé sur le port est pris d'assaut par des vieux et des enfants. Une petite fille s'empiffre de canapés au saumon comme mon fiston de Pépitos. Une dame âgée bling-bling demande à la soubrette derrière le buffet qui est le traiteur. Celle-ci s'offusque et lui répond que c'est eux qui font tout. Non mais, elle a de ces questions celle-là ! On piétine. Le buffet est sans fin, des plateaux de saumons, petites pizzas, beignets et croustillants sortent en flux continu de nulle part. Des serveurs virevoltent avec des plateaux de sucreries et mignardises. C'est infini…

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20h. Nos hôtesses à BMW passent nous prendre pour nous conduire à la salle Garnier au casino. J'entre dans le fameux casino de Monte-Carlo. J'ai l'impression d'être propulsé au milieu des années 50. La cérémonie d'annonce et de remise des prix de la Fondation se déroule comme ce genre de cérémonie : lente et ennuyeuse. Certes le maître de cérémonie est brillant dans l'élocution, les enchaînements, les questions posées aux lauréats. Mais tout ceci reste désuet, à base de citations de Colette ou Guitry. Je rajeunis de 40 ans d'un coup. Je ferme les yeux, je me vois regardant Télé Dimanche sur le poste noir et blanc de mon grand père. Les fantômes de Raymond Marcillac, Roger Lanzac ou Jean Nohain passent sous les lustres dorés de ce théâtre d'un autre temps.

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21H45. Fin de la cérémonie. Mes nouveaux amis seniors CSP Super Extra + et moi traversons ce décor hollywoodien qu'est la petite place du casino avec son grand café pour nous rendre au dîner de gala à l'hôtel Hermitage. Re buffet-champagne dans un hall somptueux. La princesse Caroline qui a présidé la cérémonie est là et s'entretient avec les lauréats. Les portes de la salle à manger son fermées. C'est elle qui décidera quand on passera à table.

Assez tard. Les portes s'ouvrent. Enfin. Chaque convive a une table attribuée et est placé. Je retrouve Medhi Omaïs, auteur sélectionné pour «La mort est belle». À ma gauche un administrateur de l'orchestre de Monaco, et à ma droite un jeune attaché de presse de la principauté. La table est essentiellement composée de convives dans la partie musicale. Je me livre à l'exercice du dîner mondain. Le vrai de vrai. Celui où il faut savoir parler de tout et n'importe quoi avec des voisins d'un autre monde. À la table voisine se trouve la princesse Caroline qui donne le rythme. En particulier, selon le protocole, personne ne se lève de table tant que la princesse est là…

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Je prends goût à la conversation de la table. Medhi, l'attaché de presse et moi finissons par conduire la discussion sur le cinéma et la musique. Le café a été servi et bu. Le temps passe. Les convives se tortillent sur leurs fauteuils. Il se fait tard, faudrait songer à y aller, non ? Enfin, une petite heure après le café, la princesse décide de se retirer. Elle se lève. Toute la salle se lève alors en silence et attend. La princesse papote, serre des mains à droite et à gauche, échange encore un mot par ci par là, et traverse la salle dans une allée formée de convives. Elle est partie. Une sonnerie virtuelle doit résonner quelque part. Tout le monde sort d'un coup, comme à l'école…

1h15. Nos hôtesses à BMW ont disparu ? Pas grave, nous demandons notre chemin à des locaux en tenues de soirées et vitrine Chaumet ambulante. C'est ça Monte-Carlo. tout est petit, simple, plein d'argent, tellement qu'on n'y prête plus attention en quelques heures. L'hôtel Fairmont où nous résidons quelques auteurs et moi, est aussi à quelques pas. Il suffit de descendre la rue. Monaco c'est une succession de montées et de descentes…

2  heures. Je me couche dans un lit somptueux.

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11 h. Je petit déjeune - ou plutôt brunch - face à la mer dans un cadre de luxe et de raffinement. La carte des prix que j'ai consultée dans la chambre annonce 35 euros.

Je retrouve Richard Andrieux, auteur de «José» et nous allons prendre un café face au Casino. Le ciel est magnifique, bleu et il fait chaud.

Je suis nulle part. Le reste de la planète n'existe plus.
Nous sommes un jour de semaine. La terrasse est pleine de quelques touristes parlant américains, de maisons de retraites italiennes déversées par minibus. Et surtout de locaux. Je me demande si il y a des gens qui travaillent ici. Non…

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8 euros la bouteille de Schweppes,
modèle Playmobil…

Monte-Carlo.

Nous prenons le soleil et observons le film dans lequel nous sommes acteurs depuis 24 h maintenant. Je pense aux vieilles productions de l'âge d'or du muet américain, aux folies d'Eric Von Stroheim, lumière blanche des façades de Palaces en bords de mer, défilé incessant de Bentley, Jaguar, Porsche, Ferrari, Mercedes, BMW ou Audi pour les moins chanceux… Les voituriers accourent, des femmes très jeunes ou seniors en descendent arborant sacs de shopping et lunettes de soleil. J'ai beau gérer le budget de publicité d'un réseau d'opticiens, je n'ai jamais vu autant de strass D&G ou Chanel en moins d'une heure. Certaines s'installent en terrasse, beaucoup partent en laissant leur cabriolet aux bons soins des gens du casino.

Un sentiment d'ennui m'envahit progressivement. J'ai l'impression que la vie à Monaco est rythmée par les brunchs tardifs, les cafés en terrasse, la lecture sur un banc face à la mer, le shopping, les buffets de vernissages, inaugurations ou cérémonies, les dîners et les bals. C'est peut être ça «travailler» ici : attendre ses cartons d'invitations et organiser son agenda en conséquence afin de parfaire son bronzage permanent, sa manucure, son maquillage pour les dames et sa coupe de cheveux argentée.

Je n'ai plus d'autres cartons, hormis celui de ma charmante hôtesse italienne qui va me reconduire à Nice, le sas de retour à la vraie vie.

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Je repasse une dernière fois à l'hôtel pour prendre mes affaires. Je photographie ma chambre et son mini bar impressionnant. Mon regard est attiré par un paquet noir au milieu des friandises, un «kit intime». C'est un préservatif. Comme tout est facturé dans le mini-bar, je compulse la carte pour connaître le prix du kit intime : 4 euros. Le titre racoleur de Thierry Ardisson me revient alors à l'esprit.

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En traversant la mini galerie commerciale du hall de l'hôtel, ma curiosité est encore interpellée par les annonces d'une agence immobilière. J'essaie d'analyser l'état du marché de l'immobilier local. Beaucoup d'annonces se terminent par «Nous consulter». Entre bonnes gens nous ne parlons pas d'argent. D'ailleurs l'argent qu'est que cela veut dite ici ? Rien. C'est abstrait. C'est comme les arbres, la mer et les oiseaux, c'est naturel. Je lis une annonce pour une location. 3 chambres, presque 200 m2 et une loggia de 95 m2. Je relis 2 fois le montant du loyer pour être sûr de ne pas m'être trompé. Je vous laisse découvrir…

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Monaco, c'est reposant. On ne pense à rien. Dormir, manger, respirer… Vivre quoi.

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Outre l'aventure ethnologique, je suis infiniment ravi d'avoir rencontrer des lecteurs (surtout des lectrices) de mon roman et d'avoir discuté avec eux. Et ça, c'est bien magique. Jusqu'à présent je n'avais eu que des échos de proches ou connaissances. Avec ces échanges avec des «inconnus», j'ai réalisé que ce bouquin n'était plus à moi. C'est fini. Il est aux lecteurs et aux étagères.

P'tain il faut que je m'y remette…

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Bonus, sur www.monaco.mc.
Cliquez la vidéo correspondant à cette icône :

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25 juillet 2008

Ça travaille…

Ce matin à l'agence, échanges et discussions sur les chansons de Monsieur Dutronc père. Viens sur le tapis le Gentleman Cambrioleur qui signait la fin des épisodes de probablement la meilleure série TV produite en France : Arsène Lupin. Une série qui n'avait rien à envier aux Mannix, Columbo et autres Homme de Fer qui berçaient ma jeunesse. C'était le bon temps de l'ORTF, le truc que Nicolas va nous remettre en place en 2009, après avoir viré toutes les publicités de France Télévisions.

En attendant et pour se mettre dans le bain, le générique de ce fameux Arsène Lupin datant de 1971, époque ou ni Photoshop, ni les logiciels de montage existaient et encore moins les Mac et PC. Cela n'a pas vieilli d'un poil ; c'est même furieusement d'actualité et tendance…


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22 juillet 2008

Love is…

Petit remix par Mister Gonzales accompagné d'un casting étrange du grand tube Love is All des 70's composé par le bassiste de Deep Purple… Vous me suivez ? Magnéto :


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02 juillet 2008

Nicolas t'as raison ! (super bonus)

Oups, le taulier de France machin, il est pas content !


Rappel ici
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28 juin 2008

Nicolas, t'as raison ! (bonuscoop)

D'ailleurs, tout est prêt. La preuve :


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Nicolas, t'as raison ! (bonus)

Toute une époque qui va revenir !!!


Du caviar…
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Nicolas, t'as raison ! (fin…?)

C'est vrai quoi merde, l'ORTF, c'était vachement bien. Tiens en fouillant à droite et à gauche sur Dailymotion j'ai trouvé cette archive de l'INA qui semble dater des années 60. Magnéto Nico :


Alors le mot est … ?

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