28 novembre 2009
Rien. Long Life To Pop & Rock #2
Un peu las d'une semaine sous pression pour cause d'une grosse consultation. Un peu las de l'Internet Mondial comme dit ma charmante HDA, de la vacuité de Twitter, des copier-coller en boucle de liens dans Facebook. Fatigué des mêmes blablas sur la TV entre la grippe A et le débat puant sur l'identité nationale. Alors retour aux sources, aux bases qui n'ont rien de virtuelles : le cinéma, la littérature, les images, la pop et le rock.
Come back sur les Beatles et télescopage avec Daniel Johnston (ma précédente note). Une de mes grandes me demande ce que j'écoute. Là, maintenant ? Joe Jackson. Ballade sur Youtube histoire de lui montrer sa tête qui n'a pas changé depuis 25 ans. Curieux Pierrot au visage échappé d'un film des années 50, le cheveux rare sur le front… Stepping Out :
Come back donc. De la pop. Dure et pure. Rediffusion :
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JJ(1954-)
La musique rythme nos vies. Comme au cinéma, j’ai une BO qui accompagne chaque instant de mon existence. Dès fois, je me souviens des titres, des fois non.
1979, je suis avec C. Elle partagera une partie de ma vie, surtout une vie artificielle d’étudiant au soleil, à Aix-en-Provence. Elle sera ma première épouse. Nos goûts convergent vers les chanteurs et groupes à claviers : Billy Joël, Elton John, Randy Newman, Supertramp… Look Sharp ! de Joe Jackson débarque sur ma platine en même temps que Zappa, Cheap Trick et d’autres groupes un peu plus agités que C. n’aime pas. Des vies trop décalées (À l’époque, je suis ingénieur à EDF, elle musicienne ; deux planètes…) et des divergences de goûts et d’intérêts de plus en plus marquées usent notre couple.
Été 87, fin de l’histoire. Divorce. Bande son : Night And Day acheté à la Fnac de Dijon, où je suis parti de me changer les idées chez mon père. Je redécouvre alors Joe Jackson. Chinatown résonne dans les écouteurs de mon Walkman, je flâne dans les parcs de la cité de la moutarde, je fais des sourires aux filles bronzées, m’installe aux terrasses des cafés près de la cathédrale et dessine les ruelles sur mon carnet de croquis. Je fais mon deuil d’un grand amour. Retour à Paris. J’achète Will Power, un opus symphonique pour grand orchestre que j’écoute dans le noir. Fin de ma déprime.
Finalement, je crois que je n’aime pas trop le brut, le hard. Disons, un peu de temps en temps et c’est peut-être pour cela que j’ai décroché sur le Punk. J’ai plutôt un faible pour les sons un peu travaillés et surtout les claviers. Synthés pompeux à profusion d’un Keith Emerson ou d’un Rick Wakeman, clavier jazz-rock d’un George Duke chez Zappa, orgue rock-swing-gospel d’un Ray Manzareck, clavier heavy-Bach d’un Jon Lord, mellotron rock-triste de Brian Jones, piano rock-bar d’un Randy Newman ou d’un Billy Joël, Fender pop-crécelle d’un Roger Hodgson, clavier propre d’un Elton John…
Et puis, là, à part, il y a le piano de Monsieur Joe Jackson. Le piano rock indiscutable (ah si, il y a quand même un autre fou, Jerry Lee Lewis, peut être en parlerai-je un autre jour).

Je ne suis pas journaliste musical et je n’ai donc pas le vocabulaire pour parler de la musique de Joe Jackson, de ses arrangements savants de simplicité, de ses mélodies aériennes, de ses télescopages harmonieux de maracas, de nappes de cuivres, de violons saccadés et violoncelles mélancoliques, de ses chœurs planants, de ses rythmiques qui construisent ses ritournelles ou d’un simple triangle qui parfois fait tout. Non, je ne travaille pas à Rock&Folk.
J’aime tout simplement. Joe Jackson ne me quitte plus depuis plus de 25 ans et accompagne ainsi ma vie. Sa discographie est brillante (il y a peu de ratés). Un peu comme Zappa, il a balayé plusieurs ambiances, rock, pop, jazz, classique, latino… Et comme Zappa, c’est mon autre maîtresse musicale, j’y reviens toujours.
Je l’ai vu en 1997, dans une petite salle sur les boulevards. C’était une sorte de Unplugged, comme sur MTV. Lui et quelques musiciens en configuration simple. Il a joué son nouvel album Heaven & Hell, puis en deuxième partie a enchaîné tous ses succès, comme ça, entre amis, en toute simplicité. C’était magique. J’étais au premier rang, tenant la main de V. près de moi. V. la mère de mes enfants…
Première diffusion, ici, le 4 avril 2005 sur 20six.
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27 novembre 2009
Rien. Long Life To Pop & Rock.
Télescopage bizarre. Les Inrocks viennent de sortir un numéro spécial : The Beatles, le groupe du siècle. Si ce hors-série n'apporte rien de nouveau pour le fan, il présente l'avantage de soulever le capot de l'œuvre du groupe, titre par titre (rien que pour ça je vous le conseille) et permet de comprendre comment les fab4 ont créé ou préempté toutes «les recettes» de la pop aux niveaux artistique et «industriel» : écriture de tubes interplanétaires en premier lieu, mais aussi méthodes de production, design, cinéma, marketing, relations presse…

Si c'est eux qui ont gagné le ponpon de «groupe du siècle», et pas une autre formation comme il y en avait des centaines presque similaires à Londres ou ailleurs en 1960, c'est aussi parce ces 4 types (5 au départ) avaient probablement des racines plus «abimées» : le père de John part quand il a 2 ans, il est élevé par sa tante et sa mère meurt renversée par un bus ; à 14 ans Paul voit sa mère balayée par un cancer ; quant à Ringo, jusqu'à 13 ans il enchaîne coma et pleurésie et se retrouve en échec scolaire. Et surtout ils avaient des liens «d'armes» qu'ont a rarement à 20 ans : lâchés à à peine 18 ans (17 pour George) à Hambourg (Allemagne) ils se sont bouffés pendant 2 ans des séries de concerts rock, plus proches du punk et bien avant l'heure, défoncés aux amphétamines et à la bière dans des bars à putes pour marins torchés et petits truands.
La pop, comme le rock, est un truc qui naît aussi dans la «douleur».
Télescopage donc. Je lis aussi Rock&Folk et sa chronique disques avec beaucoup d'attention. Et comme chaque mercredi avec les Inrocks, chaque mois dans R&F, ça ne rate pas, je tombe sur une pépite.
La pop, la pure, celle nourrie aux Beatles et à la souffrance existe toujours. Daniel Johnston. C'est lui…

Dans le circuit depuis 30 ans, plutôt underground chez nous, plus connu outre Atlantique, né avec les Beatles (1961), caissier dans un fast food, dessinateur et dépressif avec plusieurs séjours en hôpital psychiatrique au compteur, il enregistre ces premiers titres et albums sur un magnéto à cassettes et les duplique pour qui en veut. Un vingtaine d'albums plus tard – produits dans des conditions plus que limites – ce véritable song writer, avec une voix d'ado dans un corps qui porte manifestement de nombreuses souffrances, nous offre enfin un album écrin avec une poignée de titres comme on n'en pond plus depuis belle lurette (High Horse, Freedom, Without You…).
De la pop, de la vraie, de la pure. De la brute.
Daniel Johnston - Is And Always Was
On clique sur pochette pour écouter. Son Myspace ICI
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12 octobre 2009
Rien. RIP. From Sky… ?
nouveau Single (semi) inédit de Bambi…
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08 août 2009
Un passage à Vi(d)e.
Comme ce week-end j'ai beaucoup plus envie de IRL que de @, RT, troll (j'ai enfin compris hier ce concept, quand je l'ai vu sur un tweet de Maitre Eolas, là, je me suis dit, faut que tu te documentes…) et autres MDR, LOL… Je vais la jouer rediffusion 20six de 2005.
L'Internet et les technologie du Web vont vite. Très vite. Et à l'échelle de ce temps virtuel, 4 ans, c'est presque 20 ou 30 ans dans la vie réelle (pardon, je traduis : IRL). C'est cette évolution rapide via ces machins communautaires, sociétaux et co, où tous ce qui ne dépasse pas 140 signes n'a point de salut qui engendre une paresse rédactionnelle ; c'est pour cela que je ne lis qu'un nombre, que dis-je un chiffre de blogs réduit.
Car des blogs d'il y a 30 ans, pardon 4 ou 5 ans, à Twitter, nous avons fait un grand saut créatif, pas l'ombre d'un doute.
Bref. Je ne prétends pas être Proust, mais j'aimais bien cette idée de «journal personnel» comme on nous a vendu les blogs à l'époque. Au début quoi…
Donc je me reblogue (RB).
Je retourne à mes vernis et cire, la première couche doit être sèche…
Blanche #1 
Il y a quelques mois, ta maman m'a déjà offert le Sgt Peppers. Tu te souviens, on l'a écouté ensemble sur ce magnifique électrophone rond Philips.
Cette fois je lui ai demandé le Double Blanc. On est là, cet après-midi, ensemble à le découvrir. Comme moi, tu aimes John, Paul, Ringo et Georges. Je commence à écouter de la pop. Cet album me surprend. Patchwork musical dans lequel j'ai un peu de mal à rentrer. Je dois être trop jeune. Mon oreille n'est pas encore assez formée. Ce rock bruyant, ces guitares. Comme moi, tu préfères, les mélodies et les ritournelles de Paul. Blackbird… Oui, Blackbird, on l'aime celle-là.
On l'aimait.
Hier, Junior m'a demandé ta photo. J'ai très peu de photos de toi. Mais des images, oh oui, j'en ai plein la tête. Là, tout de suite ? images de ta boulimie de lectures, de cinéma à la télé. Et nos après-midi à regarder les redifs de vieux films : Renoir, Carné, Autan-Lara, Chaplin, Keaton. Je me rappelle… J'avais déjà les virus : pop, cinéma, dessin, BD. Tu n'as rien fait pour me soigner. Au contraire, à la bibliothèque, on y allait avec le caddie. Des fous !
Après-midi calmes dans ma chambre à dessiner, faire des cartoons, dévorer Lovecraft, Poe, Shelley ou Maupassant. Fenêtre ouverte sur la cour. Bruits d'oiseaux. Blackbird. Toi, tu lis…
Avec le kid, j'ouvre la boîte à photos. Je trouve tes photos. Beaucoup de vieilles photos. Vieux tirages noir et blanc. Blanc comme un album des Beatles. Blanc comme ta robe de mariage. Pour tes 19 ans. Tu as quelque chose. Tu as du charme, tu es belle tout simplement…
Hier soir, ton petit-fils de 8 ans a collé ta photo sur son arbre généalogique.
Pile 20 ans que tu as décidé de partir.
Blackbird.
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Première diffusion sur 20six, le 5 novembre 2005.
05 juillet 2009
Rien. HIStory.
Allez, encore un couche.
Allez juste faire un tour sur le Mellotron (on clique sur l'image au dessus), superbe blog dont j'ai déjà parlé à ses premières heures, consacré à la pop music, et qui rend un hommage "intelligent" à MJ avec en particulier une série de vidéos rares de vieilles performances de Bambi à peine âgé de 10 ans et qui déjà envoie grave le pâté.
Et puis quelques curiosités comme celle-ci… envoyez le magnéto :
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Rien. Absence.
Je dois m'absenter quelques jours…

Désolé, mais je vais avoir un programme chargé pendant
deux semaines et je ne suis pas sûr de pouvoir passer ici…
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04 juillet 2009
Rien. HIStoryque.
Dire que la mort de Michael Jackson est un événement médiatique sans commune mesure est une lapalissade totale. Mais voilà, chez imposture, derrière le paravent suédois, on considère que c'est un événement historique.
Si, si.

Historique dans le sens où il marque à sa façon une étape charnière dans une histoire. La mort de Bambi est le symbole absolu d'une autre mort, celle de l'industrie du disque. Une industrie qui a certes explosé en quelques dizaines d'années mais n'a pas su se remettre en question, n'a pas vu arriver l'Internet, et qui aujourd'hui pleurniche en France à l'assemblée pour qu'on lui vote une loi surréaliste et inapplicable pour tenter de sauver les meubles.
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Michael Jackson est le deuxième vendeur de disques de toute l'histoire derrière les Beatles. C'est un fait, qu'on aime ou pas.

Justement, les Beatles, ils ont révolutionné l'industrie du disque. Avec eux le 33t est passé du stade de galette de vinyl à celui d'album, d'objet. Ils ont inventé le principe du «concept album» avec le Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band. Cet album, considéré par un jury de plus de 250 personnalités mondiales de la musique et des médias comme le premier du classement des 500 meilleurs albums de tous les temps*, provoque un séisme à sa sortie en 1967. Les Beatles ré-inventent tout et posent les fondations de l'industrie du disque pour les décennies à venir. Au delà du wagon de tubes contenu dans cet album, la révolution vient de la qualité exceptionnelle du son, des trouvailles de mixage (huit pistes à l'époque), de l'usage extraordinaire de la stéréophonie, les Beatles étant là dans votre salon, presque sur le canapé ; la pochette reproduit les textes de toutes les chansons ; la photo et la direction artistique sorties de nulle part (en fait de Paul McCartney, qui imposera également la pochette blanche du fameux double blanc…) seront reprises, pompées, détournées.
En 1967, l'album de rock et de pop est né, et l'acte de naissance est signé par les Beatles. À partir de là, tous les groupes de la planète s'attacheront à ne pas sortir des 33t mais des albums. Des albums guidés par une ambiance musicale générale, plus ou moins une histoire déroulée au cours des titres et livrés dans une forme de plus en plus travaillée. L'industrie de la pochette du disque battra son plein avec studios spécialisés et grands noms de la peinture, du cinéma, de la photographie mis à contribution.

1982. Thriller** sort. Plus de 100 millions sembleraient avoir été vendus à ce jour. Comme les Beatles, Michael Jackson va lui aussi provoquer un deuxième séisme dans l'industrie du disque. Et pour qu'un séisme se propage bien, il ne faut pas qu'il y est trop de choses à secouer, sinon l'onde se disperse et s'atténue. À l'époque point de CD, point de MP3, point d'Internet, point de téléphone portable, mais des chaînes satellite et câble à l'état d'embryons. Canal + n'existe même pas. Bambi va s'engouffrer dans la brèche.
Comme les Beatles vont transformer le vinyl en or, Bambi va transformer le scopitone, qui opère une mue laborieuse, en clip. Il convoque John Landis (de la Bande à Steven Spielberg), Rick Baker, le spécialiste des maquillages de films d'horreur, visionne certainement en boucle le film culte de George A. Romero, la Nuit des morts vivants (1968), et surtout met au point une chorégraphie rentrée dans l'histoire au même titre que la pochette du Sergent Pepper. Ce clip de presque un quart d'heure est alors l'acte de naissance d'une nouvelle industrie du disque qui reposera sur un modèle artistique et marketing redoutable – album CD + singles + clips – relayés par des rouleaux compresseurs qui se nomment MTV, puis M6 et compagnie… Michael Jackson à la fois saltimbanque et homme de marketing (certainement bien entouré, mais plus avisé qu'on ne peut le croire) va dérouler ce modèle méthodiquement pour totalement dominer l'industrie musicale pendant prés de 10 ans. Au point de pouvoir se payer une grande partie des droits d'éditions du catalogue Sony et des Beatles. Joyaux laissés en héritage à ses enfants…
Là aussi, le modèle Jackson sera scrupuleusement suivi par des générations de groupes, chanteurs et chanteuses avec stars d'Hollywood devant et derrière la caméra.
Si la fin de l'histoire de Michael Jackson est moins brillante tant sur le plan artistique que privée, celle de l'industrie du disque ne l'est pas plus. Car depuis les Beatles et Michael Jackson, a-t-on eu droit à un séisme d'origine artistique suffisamment fort pour que cette industrie mute, évolue, perdure à défaut de croître ?
À ce jour, les derniers séismes s'appellent, ou se sont appelés, CD, MP3, Napster, Itune, Ipod… Rien de particulièrement créatif dans tout ça, à part des trouvailles de technologies.
C'est ainsi que je considère la mort de Michael Jackson comme un événement historique. Il avait signé un second acte de naissance d'une industrie aujourd'hui moribonde, qui ironie du sort sursaute depuis quelques jours par la grâce du roi mort. La cérémonie de mardi au Staples Center devant des milliers des fans, sera également celle d'adieu d'un modèle marketing et économique définitivement mort.
J'espère juste de tout cœur qu'un troisième séisme se produira…
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*Rolling Stone. Éditions White Star.
25 €.
** Toujours par le jury réuni par Rolling Stone,
Thriller est le 20e album de tous les temps.
26 juin 2009
Rien. Vide.
Bah oui, je dois être le 5 673 562 eme gus à facebooker, twitter ou bloguer sur son départ.
Enfin. Car cela ne pouvait que finir ainsi. Pouvait-on l'imaginer autrement ? Le voir octogénaire et certainement momie ambulante qu'il commençait à être.
En fait, il est presque parti trop tard. Si il avait eu l'idée de tirer sa révérence vers le paradis avant que les faits divers et le sordide ne le rattrapent, à tort ou à raison, il serait déjà une icône sacrée et incontestée.
On a (avait) un an d'écart, mais quand je ferme les yeux les images et le son restent bloqués presque 30 ans en arrière. Depuis le début finalement.
Sa vie de con et son talent ahurissant étaient les piliers d'une légende déjà en route. Elle s'accomplira. Le temps fera son travail et un jour il entrera, lavé et pur, dans ce salon précieux où sont déjà installés, sur des trônes de platine et de diamants, Janis, Jimi, Jim, Brian, John, George, Bob…

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11 juin 2009
Rien. Publicité…
Aujourd'hui, c'est vendredi et cours d'histoire Beatlistique.
L'album The Beatles First ne doit son nom qu'au fait que c'est le premier contrat d'enregistrement des Beatles.
À l'époque, 1960-61, le groupe joue dans un club à Hambourg, dans une configuration à 5 : John Lennon (chant et guitare), Paul McCartney (chant et guitare), George Harrison (chant et guitare), Stuart Sutcliffe (basse) et Pete Best (batterie). En fait, ils accompagnent surtout un chanteur guitariste anglais Tony Sheridan.

Le groupe signe un contrat avec Polydor pour enregistrer avec ce Tony Sheridan et The Beat Brothers. Le disque sort en 1962, sous le titre My Bonnie.
En fait il n'y a qu'un titre signé Harrison/Lennon, un instrumental, Cry For a Shadow, et une chanson interprétée que par les Beatles : Ain't She Sweet. Sur le reste de l'album, ils n'apparaissent en accompagnement et vocals que sur quelques titres.
Pendant l'enregistrement, le jeu de basse de Stuart Sutcliffe n'est pas satisfaisant et c'est Paul qui s'y colle. Il ne lâchera plus la basse. Stuart quitte le groupe et reste à Hambourg avec sa copine pour suivre des études d'arts. Il décède d'une hémorragie en avril 1962.
Quant à Pete Best, il se fait virer en 1962 par les autres membres et George Martin, le producteur et arrangeur du groupe, le fameux 5e Beatles. Il est remplacé par Ringo Star. Pete Best a aujourd'hui un groupe, The Pete Best Band, et vient de sortir un album. Des «experts» considèrent que Pete n'avait pas un moins bon jeu de batterie de Ringo Star et que son éviction est plus liée à son succès auprès des filles qui faisait de l'ombre aux trois autres…
Ce fameux premier disque sera ensuite repackagé dès 1964 en Allemagne, puis en 1967 en Angleterre, pour être vendu comme The Beatles First, avec la photo de Ringo Star, alors qu'il n'a jamais mis les pieds à Hambourg. C'est finalement en ça que ce double LP est collector.
Mon édition, vinyl of course, date du milieu du début des années 70.
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Mais pourquoi je vous parle de tout ça ?
Hè, hè, rendez-vous bientôt chez Violette…
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BONUS
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01 juin 2009
Rien (Le lundi, c'est pop et rock…)
Fouillez dans les archives de mes blogs et vous verrez que tous les lundis de Pentecôte j'écris une note musicale. Le lien de cause à effet, je n'en sais rien. Mais promis, l'an prochain je vous donne une explication, que même Horacio Caine, n'y aurait pas pensé.

Et oui, j'avais envie de mettre une photo des Experts.
C'est mon blog, je fais ce que jeux…
Donc ce Week-end, les kids étaient en séminaire musical. Et va savoir, ils voulaient que je leur parle des années 80. Mais c'est un calvaire musical ces années mes petits !! Moi, qui me suis cassé la tête à vous donner une formation digne de Scool Of Rock, qui vous ai bien expliqué les bases (Le rock, Eddie Cochran, Chuck Berry, Jerry Lee Lewis…), les Beatles, Les Stones, le Floyd, Led Zep, Stooges, Zombies, New York Dolls, Bowie, Queen, Doors, et j'en passe, même un peu de Zappa, et vous venez me demander si j'ai Wham ? Je rêve…
Bon.
Oui, j'ai Wham.
Merci de ne pas le crier partout.
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Mais où est ce putain de Wham ? En fait j'ai une montagne de CD des années 80. Et pour une raison simple : c'est dans les années 80 qu'est apparu ce support, alors forcément, au lieu d'acheter des vinyls, on prenait des CD. Et des CD des années 80. CDQF.
Pour ce cours, j'ai joint le pédagogique à l'utile : reclasser quelques centaines de CD qui avait bondi direct des cartons sur les étagères lors de mon déménagement, il y a presque un an maintenant. Et dans un désordre particulièrement brillant, genre, un Doors s'accouplant avec un Rick Asley, un A-Ha discutant avec un Who… Mais comme j'avais pris soin de transférer depuis belle lurette dans ma bibliothèque iTune le bon grain de l'ivraie, ce classement artistique aléatoire ne me dérangeait pas outre mesure. C'est vous dire à quel point l'écoute des années 80 me manquait cruellement. Avant qu'imposture Junior me parle de Wham.
Au cours de cette exploration, j'ai décidé de les orienter vers ce qui me semble être la bonne qualité certifiée années 80, début 90. J'ai axé mon cours vers la chanteuse. Histoire de leur montrer que avant les Amy Winehouse, Duffy, Pink voire Camélia Jordana, il y a eu d'autres chanteuses dites à voix. Et sans remonter à la préhistoire de la pop et de la soul, j'allais leur faire découvrir les mamans des vedettes actuelles précitées. Quand je dit maman, c'est musicalement, mais aussi un peu au sens propre du terme ; je garderai le silence sur l'âge des personnes qui vont entrer en scène.
Allez c'est parti.
Si vous n'aimez pas les années 80, vous pouvez lâcher ici l'affaire. Je ne vous en voudrai pas. Vous avez un truc sur le feu… pas de problème… Bon pour ceux qui reste, on y va ?
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Dans mon bazar de CD, les kids ont mis une main guidée par leur père sur Basia Trzetrzelewska , atchoum… Ça ne vous dit rien ? Mais si : Matt Bianco. Le groupe anglais qui a eu un succès inter-planétaire en 84/85 avec le tube «Yeh-Yeh». Basia était la chanteuse. Le groupe s'est séparé puis vaguement ressuscité par Mark Reilly, mais sans grand succès. En revanche Basia (on dit juste Basia), accompagnée du troisième larron de Matt Bianco, Danny White, a eu une carrière tout à fait honorable qui continue encore aujourd'hui. Basia, c'est un très beau timbre de voix et un subtil mélange de swing, jazz, rythmes latino et pop song swinging London. Je vous propose «New Day For You» titre extrait de son premier album Time and Tide, disque de platine en 1987. On sent encore la Matt Bianco touch, avec rythmique et accords sur Yamaha DX7, le son synthé typique de l'époque…
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Dans les années 80, la mode est la chanteuse brune, si possible avec les cheveux lisses, coupe façon Louise Brook. Basia ouvre le bal et sera suivi par une autre formation anglaise avec un univers musical beaucoup plus riche, puisant bien sûr dans le jazz, le swing, mais aussi la musique de film, d'ambiance. À tel point que leur albums comportent de nombreux instrumentaux qui sont pas sans rappeler des Michel Legrand, Henri Mancini ou Lalo Schifrin. Les kids sont ainsi repartis avec leur iPod rempli de Swing Out Sister. Pour tout vous dire, c'est un de mes meilleurs souvenirs musical de ces années. En une seule écoute, ma fille a eu en tête leur méga tube de 1986, «Breakout». Allez envoyez le magnéto, et vous allez me dire, mais oui c'est bien sûr :
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Oui mais, le rapport avec Amy Winehouse, Duffy, Pink… ? On y est presque, non ? Justement la soul-funk-disco chantée par la femme blanche, à cheveux sombres toujours, mais yeux bleu-vert qui tuent de sa race, arrive avec Lisa Stansfield en 1989. Premier album Affection, puis Real Love dont est extrait ce titre «Change». On monte le son à donf et on pousse la table :
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Parmi toutes les brunes, en 1986, une nana débarque avec un truc particulier, tout droit échappé d'une église gospel. Et en plus c'est une blonde. Merde. Mais p'tain ce qu'elle envoie le bois. Et là, vous allez vous dire c'est pas un peu la maman d'Amy et Duffy, non ? Allez on regarde :
Mais, là, c'est la maman de Pink ? Roxette, excellent groupe suédois comme son nom l'indique, et qui a sorti quelques bons albums de rock dans les années 80, dont Look Sharp ! (8 millions d'exemplaires) avec ce titre «The Look». On regarde les images, et on observe le look blonde top moumoute 80's… :
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Finalement, les années 80 ne sont pas si nazes que ça.
Et Wham ? Je leur ai expliqué qu'il fallait oublié Wham parce que le groupe c'était en fait deux mecs. George Michael et … et… l'autre.
Bon, euh… l'autre on le cherchera tout à l'heure sur Google…
En attendant les kids, écoutez George Michael, et comme pour Michael Jackson, oubliez toutes les âneries qu'ils ont faites ou qu'on leur attribue, et dites-vous que ces deux-là, c'est des méga bêtes : des mecs qui écrivent, jouent, arrangent, produisent, ont de vraies voix et dansent comme ils respirent. Bref des vrais, des bons, des très bons, des mecs de pop. Ok, c'est l'histoire qui jugera. Et là, franchement, l'histoire, sur ce coup, je lui fais confiance…
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Finalement, les kids gardent Wham pour les booms.
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