Derrière le Paravent Suèdois

Derrière le Paravent Suédois se cache un imposteur qui se fait passer pour une imposture… Donc zéro + zéro égal la tête à Toto…

05 novembre 2009

Rien. Jouissif…


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17 août 2009

Rien. Internet, la grande illusion /5

Dingue ! grâce à Twitterfox, un gadget qui vous permet de suivre toutes les informations provenant de Twitter, j'ai pu suivre une conversation entre [bib] et [bip] sur la gestion de l'image en fond de page d'un compte Twitter. Le débat portait sur la bonne dimension en pixels à retenir en fonction des différents navigateurs et tailles d'écrans des PC (Mac ?). Un truc vachement pointu (source Twitter).

Reprenons.

Épisode 5 / De la grande illusion financière (part 2)…

L'Internet c'est un vaste business ! C'est profond ce que je viens de dire… Et, juste que l'eldorado a déjà été trouvé.

Alors comme ce soir je n'ai pas envie de me prendre la tête, je vais vous raconter une histoire, j'en tirerai une conclusion et puis hop on passera à autre chose. Oui, je sais, je vais faire à mon tour dans l'analogie. Mais là, c'est mon blog et je fais ce que je veux. Na.

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Thomas Edison ? Ça vous dit quelque chose ? yep ! l'inventeur de l'ampoule électrique et de la chaise du même nom. Mes 1,5 lecteurs savent que je suis un malade de cinéma. Sous ces deux aspects : art, divertissement, création, narration, etc. Et aussi l'autre aspect, sa technique pure. Et en particulier son invention.

Quand on se penche sur les grandes inventions des moyens de communication et de duplication des messages (imprimerie, téléphone, disque, radio, TV, cinéma, etc.), on s'aperçoit que tout va très vite en l'espace de quelques années. Tant sur le plan technique que sur la variété des contenus. Prenez la TV par exemple : l'idée date de la fin du 19e et l'affaire a été torchée en moins de 30 ans. Ça c'est la partie technique. Quant au contenu tout a été inventé en une dizaine d'années : journal, reportages, émissions de variétés, débats, jeux, enquêtes, même la télé réalité. Ensuite, il n'y a eu que 2 vraies révolutions techniques : la couleur et le numérique. Qui contrôle aujourd'hui la TV ? Les gouvernements et des grands groupes privés. Et globalement tout le monde gagne de l'argent…

Edison, alors
? L'invention du cinéma fut une véritable guerre industrielle*. Pour simplifier, s'opposaient ceux qui pensaient que le cinéma ne serait qu'un divertissement familial et individuel, et ceux qui y voyaient au contraire un futur spectacle collectif beaucoup plus lucratif. Vers 1894, alors que les frères Lumière dessinent à peine les plans de leur caméra, Edison a déjà inventé, commercialisé et alimenté un réseau de kinétoscopes. Ces machines sont installées dans des commerces, et après y avoir glisser une pièce, comme dans un jukebox, on peut y voir via un viseur une petite séquence filmée de quelques secondes. Dans cette machine, il y a déjà de la pellicule, des films fournis par Eastman, qu'Edison va recouper et perforer pour créer le format 35 mm.

Kinetoscope
Ça, c'est au moins Web 10.03…

Edison, brillant inventeur, est aussi un homme d'affaires redoutable. Si il joue l'option divertissement individuel avec ses kinétoscopes, il sait parfaitement que l'avenir est aux salles de 50, 100, 500 ou 1000 personnes. Un seul appareil, une seule copie, mais 1000 payants d'un coup ! Un peu comme un concept d'économie de l'abondance, déjà…
On sait déjà filmer (il existe plusieurs systèmes pour capter le mouvement) et Edison a déjà ses studios pour réaliser ses petites scènes. Mais tout le monde bute sur un truc qui ne pose pas de problème pour les appareils individuels : la stabilité de l'image quand elle est projetée sur un grand écran. Les frères Lumière trouveront la solution avec un mécanisme qui stoppe le déroulement de la pellicule à chaque image devant l'objectif **.

Le cinéma est né. Edison, si il a perdu la bataille de l'invention de la caméra et du projecteur, lui, a juste gagné la première guerre avec le pétrole du business : le 35 mm ! si pas de pellicule alors pas de film, pas de projection, pas de pognon. Edison est le détenteur des droits du film 35 mm et via Eastman, il sera imposé à toute l'industrie du cinéma. Y compris aux frères Lumière. Il faudra plus d'un siècle pour qu'on commence à peine à en venir à bout avec le déploiement du numérique…

Moralité de l'histoire : dans toute invention technique majeure, celui qui ramasse la mise sur le long terme et celui qui le premier met la main sur l'essence, le cœur, le noyau. Et donc pas forcément l'invention en soi…

Quel est le cœur de l'Internet ?
500 millions de serveurs ? 100 millions de sites ? 1500 à 2000 milliards de pages et d'adresses url ? l'essence de tout ce bazar ? c'est de se guider dans tout ce merdier et trouver une information. Chercher l'aiguille dans la montagne de foin.

Yep ! Google.

Google, Edison : même vision, même combat.

Que serait le Web sans Google ?



Alors, aujourd'hui imaginer faire fortune via le Web, cela revient à peu près à se dire, après les frères Lumières et Thomas Edison, «Tiens, je vais inventer le cinéma parlant !».

Cela n'engage que moi, mais Twitter, Facebook et compagnie, franchement je n'y vois rien de parlant ? Juste du bruyant…

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Bah oui, j'avais envie de parler ciné ce soir…

* À ce sujet, je conseille la lecture du bouquin de Georges Sadoul, L'invention du Cinéma, un véritable thriller où l'on découvre une course contre la montre entre divers inventeurs qui ont vite pigé qu'une industrie gigantesque va naître. À trouver chez des bouquinistes, hélas…

** En fait il s'agit tout simplement du mécanisme de la machine à coudre qui existait déjà. Un des frères Lumière a eu ce trait d'inspiration en voyant une machine dans sa chambre alors qu'il était alité et souffrant…

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15 août 2009

Rien. De l'intérêt du dvd…

… c'est de rattraper dans des conditions dignes d'une salle obscure mes rendez-vous manqués avec ma maîtresse. Ce soir, c'était The Last Tycoon, le dernier film d'Elia Kazan. L'histoire d'un patron de studio qui ne vit que pour le cinéma. Rien que pour le cinéma. Un soir, au cours d'une tremblement terre, comme il en arrive régulièrement à Los Angeles, une femme fait une apparition sur une tête de Bouddha flottant sur les eaux d'un lac artificiel sur un des plateau. Vision Fellinienne…

Ce film est le cinéma. Et dès que ma maîtresse se déshabille à l'écran avec élégance, finesse, intelligence et profondeur…


The Last Tycoon - Elia Kazan - 1976
Robert de Niro, Robert Mitchum, Tony Curtis, Jeanne Moreau, Jack Nicholson…

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26 juillet 2009

Rien. Orgasme II ?

Quand le premier opus est sorti au tout début des années 80, j'étais en école d'ingénieur et commençais à travailler sur les systèmes de DAO et CAO de l'époque. Autant dire du filaire amélioré. Le copain, avec qui j'ai fait un projet de fin d'études sur des calculs, simulations et visualisations de trajectoires de robots, me déclara en sortant de la salle de cinéma : j'ai eu un orgasme visuel.

Il n'avait pas tort car ce film était totalement révolutionnaire. Alors, après les tours de forces d'images virtuelles devenus maintenant tellement ordinaires, 30 ans après, aurais-je un second orgasme ? En attendant magnéto :


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15 juin 2009

Rien. Magie 2.

Allez sur Youtube et découvrez ces exercices d'animation hautement créatifs, la "kinetic typography". Des effets et styles qui ne sont pas sans rappeler le travail d'un maître du genre : Saul Bass, l'homme à qui l'on doit les plus beaux génériques animés du 7e art. Petite sélection :


Bref… c'est sans fin…
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14 juin 2009

Rien. Magie.

Il y a des films qui vous rappellent de façon magistrale ce qu'est le cinéma, le vrai. Le cinéma, c'est un procédé de restitution de la vie, du mouvement par une succession d'images fixes, 24 par seconde pour être précis. Bref, le cinéma c'est avant tout une histoire de photographies en mouvement.

Bientôt le nouvel épisode de l'Âge de Glace va débarquer sur nos écrans. Idem pour le nouveau Disney-Pixar. Je n'ai rien contre cette animation 3D par ordinateur, j'ai même été ébloui par Toys Story, enchanté par Cars, et j'irai certainement voir l'un de ces nouveaux films. Juste que les qualités ahurissantes de l'animation, des rendus, des effets et mouvements de caméra calculés par de puissantes machines m'émeuvent de moins en moins. Pour la raison simple que l'on peut quasiment tout faire maintenant par ordinateur. Hier, au cours d'une soirée, je discutais avec un ami qui travaille dans les effets spéciaux. Il rentrait de Monaco où il avait tourné une série de plans avec une caméra fixée sur une Porsche à toute berzingue pour des traveling de poursuite pendant le Grand Prix. Juste que le Grand Prix va être refait sur ordinateur à Hollywood, et tout Monaco «mappé» sur des volumes gigantesques formés de conteneurs de bateaux peints en vert empilés autour d'un bout de décor reconstituant quelques rues de Monaco. Si Erich Von Stroheim avait eu ça pour son Folie de femmes

Image_2

Coraline est un bijou, une pierre précieuse, que dis-je ? un diamant de cinéma. Ce cinéma fait d'artisanat et de sueur. Cette animation, image par image, photographie par photographie. Un cinéma où tout est fait ou refait en vrai. Comme Erich Von Stroheim pour son Folie de femmes qui fait reconstruire Monaco sur un plateau avec 2000 figurants piétons, cavaliers, voitures… L'équipe d'animateurs de Coraline a franchi des limites qu'avaient pourtant repoussées à l'extrême Tim Burton avec son Noces Funèbres. Et là, point d'ordinateur, point de fond vert ou de mapping. Juste quelques milliers d'objets, fils, fleurs, gouttes d'eau, feuilles, herbes, grains de sable à faire bouger, millimètre par millimètre, image par image pour composer des séquences totalement éblouissantes.

Mais Coraline n'est pas qu'une œuvre ahurissante sur le plan technique, c'est également, et surtout, un conte magique et terrifiant qui vous transporte dans les songes et un monde parallèle. Qui n'a pas rêvé d'avoir des parents plus ceci ou plus cela ? Coraline franchit un passage qui la conduit vers une autre mère et un autre père plus proches, plus aimants, plus attentifs, plus créatifs, plus joyeux, plus… Mais ce plus a un prix. Le conte d'enfant bascule dans un cauchemar onirique dont certaines ambiances n'ont rien à envier à un film d'angoisse pour adulte.

Inutile donc de vous dire que je recommande vivement ce pur moment de bonheur cinématographique signé par l'équipe de réalisation de L'étrange Noël de Mister Jack. Ceci expliquant peut être cela…

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08 juin 2009

Rien. Quand l'hôpital se moque de la charité. Ou l'inverse…

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : je n'ai pas vu Home et je n'ai pas  envie de le voir. Pour la simple raison que je ne veux pas subir ce cirque médiatico-marketing ou l'hôpital se moque de la charité. Ou l'inverse.

Tout n'est que contradiction dans cette affaire. Voyons les protagonistes de ce hold-up médiatique qui relève presque du génie : Luc Besson et le groupe PPR, producteurs du film, et Yann Arthus-Bertrand, son réalisateur.

Luc Besson coproducteur le film et grand seigneur, décide de laisser le film en libre accès sur l'internet, YouTube et compagnie. Dois-je vous rappeler ses positions pro Hadopi et ses tribunes dans la presse contre ces vilains téléchargeurs que nous sommes tous ? Et là subitement la circulation libre sur l'Internet se retrouve pleine de vertus aux yeux de monsieur Besson ? Va-t-il alors poursuivre tous les téléchargeurs du film qui vont ainsi entamer une partie des ventes du dvd ?

Le plus grand succès librairie de ces dernières années est un grand bouquin La Terre Vue du Ciel. J'ai été le premier à l'offrir, c'était il y a presque dix ans. Voilà donc plus de dix ans que Yann Arthus-Bertrand sillonne la planète avec son hélicoptère pour la photographier et la filmer en long, en large et en travers. Outre le fait que d'un point de vue concept produit, il serait peut être temps qu'il passe à autre chose, il pollue surtout. J'ai entendu parler de plus de 1500 tonnes de CO2 rejetées dans la nature pour les besoins du tournage. Peu importe la valeur exacte, car Yann Arthus-Bertrand se donne bonne conscience : il évalue à un certain nombre de milliers d'euros la pollution engendrée et reverse ces sommes à des associations. Et il le fait bien savoir. Là aussi le montant des sommes, je m'en fous. C'est le principe même qui est insupportable.

En premier lieu il faudra nous expliquer comment on calcule ces sommes ? Cela veut dire qu'il existe un modèle financier pour chiffrer la pollution d'aujourd'hui et ses conséquences pour demain ? Alors qu'on se chamaille sur la vitesse à laquelle va fondre la banquise par exemple ? Cette idée est tout simplement ahurissante. Ainsi, il suffit donc de faire un chèque, pour polluer… et expliquer la pollution ? De qui se moque-t-on ? Monsieur Arthus-Bertrand, des photos de la Terre, il y a en plein les archives, sur Google et la NASA en a des wagons. Et plus simplement, votre film, vous ne pouviez pas le faire en restant au sol ? Là où nous sommes tous, les humains ?

François Pinault et son groupe PPR, propriétaire de la Fnac, Gucci, Yves Saint Laurent, Boucheron, Puma, des marques dont le développement durable est bien entendu l'axe central de leur stratégie, s'offre avec cette opération une campagne d'image planétaire pour une petite poignée de millions d'euros. Du génie je vous dis ! Outre que la valorisation en achat d'espace de tous les temps de parole et de citation en radio, TV, presse, Internet et compagnie, sont sans commune mesure avec la mise de départ, cette mise sera bien entendu récupérée en partie avec tous les produits dérivés à commencer par les dvd et bouquins en vente à la Fnac (une url spéciale a été créée à cet effet).

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Non, je ne fais de populisme à deux balles ou de l'anti je ne sais quoi. Juste que mon job fait que j'ai une lecture froide et marketing de certaines actualités. Et précisément, imaginer que ni PPR, ni Arthus-Bertand et ni Luc Besson n'aient pas mis une seconde au cœur de ce coup les retombées pour leur propres intérêts relève de la naïveté du nouveau-né

L'avenir de notre planète est un truc trop sérieux, et je ne pense pas que la solution viendra du cinéma et d'images léchées prises à l'hélico.

Mais imposture, t'es con ? c'est de la sensibilisation ! Ah ?

Parlons cinéma justement. Le sujet a déjà été traité plusieurs fois à commencer par un film datant de 1983, au nom imprononçable, Koyaanisqatsi. Même concept, la Terre vue de haut et ses souffrances. Je vous laisse chercher, vous trouverez comme des grands sur YouTube…  Plus récent, le film de Al Gore, Une vérité qui dérange. C'est certain, c'est moins fashion, moins design, moins glamour, vu que c'est une conférence filmée. Du PowerPoint amélioré. Achetez et regardez. Une baffe dans la gueule, je vous garantis ! Bref, cela fait presque 30 ans qu'on parle de ça au cinéma. Et à la TV. Et dans les journaux. Partout. Vous parlez d'un scoop…

Malheureusement tant que les politiques ne prendront pas à bras le corps, et pour de vrai, le Barnum médiatique continuera. Et si justement, comme le suppose la polémique qui enfle en ce moment, des électeurs se sont fait influencer par le film pour donner leur voix à la liste Europe Écologie en signe d'avertissement, bah je dis que c'est bien. Au passage, on soulignera la situation croquignolesque : le nouvel ORTF de Sarkozy qui déroule le tapis rouge à ces amis financiers nouveaux producteurs de cinéma durable pour se faire piquer des voix 2 jours après…

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Contre le réchauffement de la planète, on nous parle surtout de taxe écomachin, de bilan truc, etc. C'est bien, j'en doute pas une seconde. Mais concrètement, dans notre vie de tous les jours ? Des choses réellement visibles qui vont un peu plus loin que mettre les pots de yaourt dans la poubelle de gauche, les bouteilles en verre dans celle de droite, ou faire de temps en temps un tour en Vélib ? À force de traînasser à prendre les vraies décisions, on va se retrouver dans une situation vraiment catastrophique. Celle où les décisions se prendront de façons drastiques, voire militaires. Alors qu'il suffirait que les politiques s'y collent maintenant et oublient leurs petits calculs d'électoraux.

Juste un exemple : si Bertrand Delanoë, le maire de Paris, veut entrer dans l'Histoire, alors qu'il prenne la décision la plus impopulaire que l'on puisse imaginer : interdire purement et simplement les voitures dans Paris. Pas besoin de faire un tour en hélicoptère pour imaginer qu'on respirera mieux, qu'on circulera mieux, qu'il y aura moins de bruit, qu'on sera moins énervé, plus productif, que les gamins se porteront mieux et qu'il y a aura moins de malades et morts par la pollution. Ça c'est du concret et du réel.

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Pour terminer, je remarque que l'argent public a servi un peu à coproduire une initiative privée. Je veux parler du temps d'antenne offert à Home pour sa diffusion par France Télévisions.

Est-ce que pour équilibrer les temps de parole, et surtout prolonger la sensibilisation de chacun, France Télévisions va ouvrir gracieusement son antenne à d'autres groupes, organisations, d'autres films qui expliquent à leur manière la même histoire. Sauf qu'ils sont plus courts. Et à mon sens plus efficaces. Magnéto Yann, et sans rancune, parce que comme photographe, je t'aime bien :



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06 juin 2009

Rien (Ça m'amuse…)


Via Marie.

Dans le genre, on continue. L'original, pour mémoire :


Vivi, je sais vous êtes zémus, c'était juste avant l'École des Fans, il y a bien longtemps, le dimanche, un temps où on parlait à peine du Minitel dans les laboratoires de Recherches… C'est mélodieux le synthé des années 80, heing… ?

Après l'original, le détournement par la Force :


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C'est tout, vous pouvez retourner
sur MSN, Facebook, Twitter, etc.

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21 avril 2009

Il n'y a pas de petites économies…

Des lustres que je ne suis pas venu gratter un truc sur ce blog couvert de poussière, et v'là'ti pas que je découvre que quand j'ai le dos tourné, chez Canalblog, ils refont tout : nouvelle page d'accueil, nouvel interface et a priori nouvelles fonctions. P'tain ces cons ils vont finir par me donner envie de rebloger… Bon on verra.

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En attendant et avant de prendre mon TGV pour Nîmes, 2 petits trucs. Puisqu'on parle de Nîmes, restons y, et j'en profite pour saluer le travail d'exploratrice de la nîmoise Marieaunet qui vient de publier une vidéo surprenante.

Magnéto Serge :

Comme quoi, il n'y a pas de petites économies au royaume de Mickey. Cela dit, cela ne me fera pas changer d'avis. Les films de Disney sont ce qu'il y a de plus parfait sur le plan de l'animation, de véritables prouesses techniques, de la 3D avant la 3D, avec la technique du multiplans qui donnait cette profondeur de champ à l'image et parfois l'illusion stupéfiante de mouvements de caméra dans l'espace - je pense à un travelling à travers le village dans Pinocchio . Depuis, désolé, mais on n'a pas fait mieux en animation classique. Surtout aujourd'hui, suivez mon regard vers l'est…

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OK, on n'en a déjà parlé 25 fois déjà à la télé et sur les blogs. Mais ici, c'est chez wam et je dis ce que je veux ! Ce matin, donc, dans la CB Newsletter, une notule sur cette affaire puisque le ton monte.

Rappel, à l'occasion de l'exposition Jacque Tati à la Cinémathèque, une affiche reprenant la célèbre image de Tati-Hulot sur son Solex avec sa fameuse pipe a été "corrigée" par Métrobus, la régie de la RATP, au nom de la Loi Évin qui interdit la publicité pour la cigarette. Le ton monte puisque La Société des Réalisateurs français et le Syndicat de la Critique de Cinéma dénonce "un révisionnisme insupportable touchant l’art et la culture" et exige de la RATP qu'elle refasse une campagne non "censurée". Je ne veux pas faire de peine à la Société des Réalisateurs et au Syndicat de la Critique, mais c'est plutôt mal barré, pour une raison simple : les ayant-droits de Jacques Tati ont donné leur accord et c'est eux qui ont choisi le moulin à vent. C'est Métrobus qui le dit tout simplement…

Cela dit, je rejoins la position du Syndicat qui rappelle que "Métrobus a présenté une image détournée et altérée qui porte atteinte à l’intégrité  et à l’esprit de l’oeuvre de Jacques Tati, ce qui constitue une infraction prévue dans le code de la propriété intellectuelle".

Métrobus a eu un comportement nul dans cette histoire. Ils ont surinterprété les textes et ils se réfugient derrière un argument fumeux (oh, ho…), je cite : "En l’état actuel de la législation, Métrobus rappelle qu’une photo ou une image même historique ou artistique change de statut dès lors qu’elle est utilisée pour une publicité - ce qui est le cas ici - elle devient alors un matériel publicitaire et entre dans le cadre de la loi. Une position que partage l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) (cf interview de Jean-Pierre Teyssier, Président de l’ARPP sur LCI le 16 avril 2009)." Ah bon ? Change de statut ? Alors, il faudra m'expliquer pourquoi dans les contrats régissant les relations entre agences et annonceurs on consacre un chapitre entier à la propriété intellectuelle, aux droits d'auteur et d'image…

Roselyne Bachelot, ministre, trouve que Métrobus en a peut être fait un peu trop fait et Claude Évin, auteur de la fameuse loi, a trouvé tout ceci ridicule et que cette image était un "patrimoine culturel"…

Pour terminer, dois-je rappeler que Métrobus est une filiale du groupe Publicis, et que là sur ce coup, ils ont franchement manqué d'humour. Ce qui est un  peu con pour Tati, non ?

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17 février 2009

World War II by QT

QT is back. En attendant son nouveau film, voici la bande annonce. Certainement un vrai "nouveau" film dans la mesure où l'histoire se passera pendant la Seconde Guerre Mondiale et que forcément il ne sera plus question de malfrats, dealers et autres tueurs cascadeurs sillonnant les US (ou le Japon…) sur fond de soul, funk ou d'Ennio Morricone. Cela dit, chassez le naturel et il revient au galop. Rock'n'roll et référence au western italien (les intertitres sont clairement inspirés du générique de Le bon, la brute et le truand) sont en filigrane dans cette bande annonce. Le cinéma des 60's et des 70's reste définitivement les Bled et Bescherelle de Mr Tarantino. Ça tombe bien, j'adore…


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