21 avril 2009
Il n'y a pas de petites économies…
Des lustres que je ne suis pas venu gratter un truc sur ce blog couvert de poussière, et v'là'ti pas que je découvre que quand j'ai le dos tourné, chez Canalblog, ils refont tout : nouvelle page d'accueil, nouvel interface et a priori nouvelles fonctions. P'tain ces cons ils vont finir par me donner envie de rebloger… Bon on verra.
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En attendant et avant de prendre mon TGV pour Nîmes, 2 petits trucs. Puisqu'on parle de Nîmes, restons y, et j'en profite pour saluer le travail d'exploratrice de la nîmoise Marieaunet qui vient de publier une vidéo surprenante.
Magnéto Serge :
Comme quoi, il n'y a pas de petites économies au royaume de Mickey. Cela dit, cela ne me fera pas changer d'avis. Les films de Disney sont ce qu'il y a de plus parfait sur le plan de l'animation, de véritables prouesses techniques, de la 3D avant la 3D, avec la technique du multiplans qui donnait cette profondeur de champ à l'image et parfois l'illusion stupéfiante de mouvements de caméra dans l'espace - je pense à un travelling à travers le village dans Pinocchio . Depuis, désolé, mais on n'a pas fait mieux en animation classique. Surtout aujourd'hui, suivez mon regard vers l'est…
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OK, on n'en a déjà parlé 25 fois déjà à la télé et sur les blogs. Mais ici, c'est chez wam et je dis ce que je veux ! Ce matin, donc, dans la CB Newsletter, une notule sur cette affaire puisque le ton monte.
Rappel, à l'occasion de l'exposition Jacque Tati à la Cinémathèque, une affiche reprenant la célèbre image de Tati-Hulot sur son Solex avec sa fameuse pipe a été "corrigée" par Métrobus, la régie de la RATP, au nom de la Loi Évin qui interdit la publicité pour la cigarette. Le ton monte puisque La Société des Réalisateurs français et le Syndicat de la Critique de Cinéma dénonce "un révisionnisme insupportable touchant l’art et la culture" et exige de la RATP qu'elle refasse une campagne non "censurée". Je ne veux pas faire de peine à la Société des Réalisateurs et au Syndicat de la Critique, mais c'est plutôt mal barré, pour une raison simple : les ayant-droits de Jacques Tati ont donné leur accord et c'est eux qui ont choisi le moulin à vent. C'est Métrobus qui le dit tout simplement…
Cela dit, je rejoins la position du Syndicat qui rappelle que "Métrobus a présenté une image détournée et altérée qui porte atteinte à l’intégrité et à l’esprit de l’oeuvre de Jacques Tati, ce qui constitue une infraction prévue dans le code de la propriété intellectuelle".
Métrobus a eu un comportement nul dans cette histoire. Ils ont surinterprété les textes et ils se réfugient derrière un argument fumeux (oh, ho…), je cite : "En l’état actuel de la législation, Métrobus rappelle
qu’une photo ou une image même historique ou artistique change de statut dès lors qu’elle est utilisée pour une publicité - ce qui est le
cas ici - elle devient alors un matériel publicitaire et entre dans le cadre de la loi. Une position que partage l’Autorité de Régulation
Professionnelle de la Publicité (ARPP) (cf interview de Jean-Pierre Teyssier, Président de l’ARPP sur LCI le 16 avril 2009)." Ah bon ? Change de statut ? Alors, il faudra m'expliquer pourquoi dans les contrats régissant les relations entre agences et annonceurs on consacre un chapitre entier à la propriété intellectuelle, aux droits d'auteur et d'image…
Roselyne Bachelot, ministre, trouve que Métrobus en a peut être fait un peu trop fait et Claude Évin, auteur de la fameuse loi, a trouvé tout ceci ridicule et que cette image était un "patrimoine culturel"…
Pour terminer, dois-je rappeler que Métrobus est une filiale du groupe Publicis, et que là sur ce coup, ils ont franchement manqué d'humour. Ce qui est un peu con pour Tati, non ?
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03 septembre 2008
Vidéo Transformers
On clique sur l'image du Transformer et hop on se retrouve chez de joyeux créatifs de la pixilation, de la performance et de la vidéo sympa comme je l'aime. Sinon vous pouvez rester ici et mater une de leur vidéo. C'est très malin, ça parait très con, mais croyez -moi, c'est un boulot de malade à réaliser…
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22 août 2008
Photoshop'Art
Encore une trouvaille découverte découverte grâce à Marieaunet : un site de fondus de Photoshop, www.freakingnews.com. Cliquez, et aller fouiller dans ce bric à brac. Il y en a pour tous les goûts. Et on y trouve quelques pépites comme la série des billets de banque mise en avant chez Marieaunet et, ici, cette série Rembrandt. On clique sur l'image. Bonne visite…
14 août 2008
Art & Co
Je fais rarement de la réclame pour d'autres blogs. Peut être devrais-je plus ? Comme ça j'aurais plus de lecteurs et de lectrices, surtout des lectrices, et comme ça plein de commentaires, et comme ça mon score Google augmenterait grave, et comme ça j'aurais encore plus de visites, et comme ça je serais un blogueur célèbre, et comme ça je passerais à la télé, et comme ça je serais invité à des colloques, des séminaires, des salons, des débats et des conférences, et comme ça on viendrait encore plus me lire, et comme ça je signerais des contrats de réclame sur mon blog, et comme ça j'écrirais des livres "Comment devenir célèbre avec son blog Vol.1" et "Comment devenir riche et célèbre d'un clic" et "Le fric, la gloire et les meufs au bout de la souris" et comme ça je serais riche, et comme ça j'arrêterais de travailler. Puis de bloguer. Ouf…

Je fais donc rarement de la réclame pour d'autres blogs, disais-je. Je veux juste vous inviter à aller déambuler dans le petit musée virtuel de Marieaunet. On ne se connaît que par blogs et facebook interposés, mais cette blogueuse est une collectionneuse avisée de nombreuses trouvailles d'art, essentiellement contemporain : peintures, vidéos, objets, installations, photos, illustrations, sculptures… Les choix sont toujours judicieux et de goût. Et à chaque fois j'ai d'agréables surprises.

Comme quoi, quelques images et 1 ou 2 lignes suffisent largement. On clique sur la bannière :
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08 août 2008
Imposture chez Cartier
À la Fondation Cartier, pour être plus précis.
Les fins de journées d'été sont parfois propices à des escapades culturelles. Cette semaine je suis allé me perdre parmi les pièces monumentales de César.
Il se trouve que j'aime de travail du sculpteur César. Est-ce parce qu'il faisait de l'art en recyclant des vieilles bagnoles, de la ferraille ou en triturant des polymères et autres résines ? C'est probablement les restes de mon passé d'ingénieur et artiste refoulé recyclé dans la réclame qui font que j'ai une tendresse particulière pour ce type du Midi, que j'avais eu la chance de faire interviewer, filmer et photographier par Arnaud Joubin au tout début des années 90 dans le cadre d'un documentaire que je produisais pour un client opérateur du traitement des ordures de Paris.

César par Arnaud Joubin - 1991
Jean Nouvel est l'instigateur d'un mini expo à la Fondation Cartier des œuvres les plus connues de César : ses compressions, ses expansions et ses pouces. Je dis mini expo, car la tailles des pièces exposées dans l'espace assez réduit de la Fondation font que, même si le parcours est fort agréable – et probablement unique, car ce n'est pas demain que l'on reverra autant d'œuvres de César en un même lieu -, on reste un poil sur sa faim. J'avoue que j'aurais aimé voir un peu plus de ses pièces les moins connues, comme ses petites sculptures et autres objets faits de soudages et d'assemblages de récupération de bouts de tôles, vis, écrous…
En fait ce type faisait de l'art durable. Sauf quand le matériau ne s'y prêtait pas…

Dans le jardin en friche, derrière la Fondation Cartier, Jean Nouvel a installé une sculpture monumentale Un mois de lecture des Bâlois. Comme son nom l'indique, une fois qu'on a l'œuvre sous les yeux, il s'agit d'un empilage monumental de tout le papier, imprimé, acheté, distribué, lu et jeté dans la ville de Bâle. En un mois. Cette méga compression (80 balles de papiers écrabouillés) date de 1996.
En arrivant je lui ai trouvé un aspect très jauni. Normal, 12 ans d'âge… Puis au détour d'un bloc mon œil fut attiré par un détail :

Puis ça :

Je suis retourné vers le petit écriteau installé près de l'œuvre - et des extincteurs, dès fois d'un plaisantin décide faire un feu de joie – et j'y ai lu : «Installation monumentale et éphémère réalisée par César et revisitée par Jean Nouvel…».
J'avoue que cela m'a laissé perplexe. Fallait-il recomprimer des paquets pour «refaire» une œuvre «éphémère» ? Je me prends rarement la tête avec le sens et la signification profonde des œuvres, le pourquoi et le comment des choses – j'aime, ou je n'aime pas, avec mes yeux, mes neurones qui pétillent, voire mes tripes et cela ne va plus loin - mais là, sur ce coup, je me suis dit que Jean Nouvel avait été un peu loin.

Jean Nouvel a «banalisé»l'œuvre de César en la simplifiant d'un coup, puisqu'il suffit d'écrabouiller des TV Mag et autres dépliants Carrefour récupérés certainement chez les gros rotativistes, quasiment la vieille de l'ouverture de l'exposition (le 8 juillet)…
Le lendemain, on m'a raconté l'histoire de Berlusconi qui a fait cacher le sein d'un femme représentée sur l'œuvre de Tiepolo qui sert de toile de fond à la salle de presse du Conseil italien. Cela faisait désordre sur les photos prises pendant les conférences. Un coup de peinture sur l'œuvre, et hop… C'est du même tonneau.
Comme moi, quand je prends un vieille photo d'art des années 50 et que j'y colle 2 bulles à la con.
Moi, je vous dis, l'Art part en couille.
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César
Anthologie par Jean Nouvel
8 juillet – 26 octobre 2008
à la Fondation Cartier



