25 juillet 2009
Rien. Rien au carré.
J'aime beaucoup les théoriciens de l'Internet. Surtout quand il s'agit de créer des signes et des symboles pour désigner des "mutations". Déjà j'aimais bien la marque "Web 2.0", alors que personne n'avait parlé de "Web 1.0" ou de "Web Bêta"… Mais bon.
Donc manifestement on se dirige vers le, je cite, le Web Squared. Mazette !!… Pour en savoir plus on clique sur l'image.
Je ne voudrais pas être désagréable mais si l'idée est de dire W+W = W au carré… heu, là, les gars faudra revoir vos cours de mathématiques. W+W est égal 2 fois W et non pas WxW…
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Baaah oui, j'ai bien vu que un W désigne le Web et l'autre W le "World". Mais là je pose la question qui tue : de quel World il s'agit. Pour le définir je n'ai pas d'autre moyen que de résoudre l'équation.
- Soit W donc le Web
- Soit W' le World
Posons donc le théorème des mathépenseurs de l'Internet :
W+W'=W au carré.
d'où
W' = W au carré moins W. Soit :

Ainsi, mes chers auditeurs, je viens de démontrer - sans utiliser PowerPoint ! - que le Monde est égal au carré de L'internet moins lui…
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La semaine prochaine je vous démontrerai comment Facebook, Twitter et Youporn convergeront à l'aide des équations de Bernouilli. Je vous conseille de revoir vos cours de mécanique des fluides.

Daniel Bernouilli (1700-1782) qui a publié
Hydrodynamica, sive de Facebookus et Twiterrus Fluidorum microsoftii
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24 avril 2009
Et je pose 5, je retiens 2…
En petites vacances à Nîmes. Au cours d’un dîner, j’évoque des souvenirs de vie d’étudiant, non loin à Aix-en-Provence. J’y ai fait des études d’ingénieur aux Arts & Métiers. Autrement dit, deux ans essentiellement à glander au soleil. Le plus dur dans une école d’ingénieur, c’est d’y entrer et de subir avant les 2 années de classes prépa, math sup et math spé. À bouffer des maths matin, midi et soir.
Justement en parlant de maths, mes kids ont un jeu d’énigmes mathématiques plutôt sympa. Allez, c’est les vacances, à vos calculettes :

Exo 1 : il s’agit d’une variété de souris qui se reproduit très vite : douze petits chaque mois. Mais ces souris ne peuvent donner naissance à des petits qu’à partir du deuxième mois de vie. Vous achetez une de ces souris pile le jour de sa naissance. Au bout de dix mois combien de souris aurez-vous ?
Exo 2 : dans votre séjour dix bougies sont allumées. Mais un courant d’air qui passe par votre fenêtre ouverte en éteint deux. Vous vous levez pour fermer la fenêtre et découvrez qu’une supplémentaire est éteinte. Après vous être assurer qu’aucun vent ou courant d'air ne vous dérangera combien de bougie restera-t-il ?
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10 septembre 2008
Ce fut un plaisir…

J'ai fait plusieurs fois l'amour cette nuit. J'ai pris un bon petit déjeuner. Pourquoi ? Que dit Europe 1 ce matin ? C'est la fin du monde aujourd'hui. Si. Si. Rapport à un accélérateur de particules qui est mis en service ce matin, et qui va provoquer un méga trou noir. Et que la Terre va être aspirée (sslluuupppp…). Avec nous. Et moi. Voilà c'est fini. Septique ?
Démonstration par a+b. (je suis ingénieur et matheux, ne l'oubliez pas. Et artisan en réclame…) :
Nous sommes le 10 septembre 2008.
Le 10/9/8.
Soit 1+0+9+8 = 18.
Or, 18 = 3 fois 6
Soit 666.
(Je ne vous fait pas un dessin ? Non, hein…)
CQFD.
Et toc !

Vrrroooommmm…
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10 août 2008
Postiches et neuf reines…
J'ai déjà évoqué ici mon goût prononcé pour les films d'arnaques et de braquage. Double séance de rattrapage ces derniers jours avec 2 films de genre.

Le dernier gang, qui «s'inspire» de l'histoire du gang des postiches. Ce gang commit une vingtaine de braquages dans les années 80 avec un mode opératoire qui ne pouvait que finir au cinéma : ils débarquaient déguisés avec perruques et moustaches ; une moitié du gang tenait en otage les clients et le personnel de la banque, l'autre moitié s'installait dans la salle des coffres pour les ouvrir méthodiquement et tranquillement. La bande disparaissait alors dans la nature avec billets, lingots et bijoux… La légende raconte qu'il pouvait faire plusieurs banques dans une même journée. Le film est sympa, bien mené avec une bonne reconstitution de la fin des années 70 et les années Mitterrand. Vincent Elbaz est plus que crédible en chef de gang. Du bon spectacle !

Mais ce qui est plus intéressant avec ce film, c'est la remise en lumière de ce fait divers de plus de 20 ans et de son principal protagoniste : André Bellaïche. Le film «s'inspire librement» des faits. Et pour cause ! Le cerveau du gang n'a jamais été officiellement désigné, jugé et condamné. Alors que tout le monde (juges, flics, politiques, médias) sait que c'est lui : André Bellaïche. Il a certes été arrêté, jugé et condamné à 10 ans de prison mais pour d'autres chefs d'accusation et acquitté d'une peine de mort par contumace. Il est libre depuis une dizaine d'années, tient commerce de CD et Dvd dans Paris, vit toujours avec sa femme compagne de cavale pendant 12 ans, et vend maintenant «son» histoire dans un bouquin au titre tordu, Ma vie sans postiche. Il fait les plateaux TV avec une dialectique d'embrouille rare et ne comptez pas pour qu'il vous dise si oui ou non il était du gang. Fascinant et inquiétant sur les failles d'un système judiciaire qu'un «cerveau» a fini par enfumer. (allez faire un tour sur DailyMotion).
Quant au butin caché des braquages ? Mystère…

Neuf Reines, de Fabián Bielinsky. Un petit bijou du cinéma argentin sorti en 2000 et qui a raflé un paquet de prix, dont le Grand Prix au festival du polars à Cognac en 2002. Le pitch est simple : 2 petits arnaqueurs se rencontrent par hasard à la suite d'une embrouille qui tourne mal dans un station service. Ils s'associent 24 heures pour monter une grosse arnaque : vendre Les neuf Reines, un planche très rare de 9 timbres à un collectionneur de passage à Buenos Aires. Qui baisera qui ? C'est tout le principe de ce genre de film…
Est-ce parce que j'aime trop ce type de films et leurs modes d'écriture que j'ai deviné au bout de 15 minutes qui allait niquer qui ? Peu importe, et comme Bellaïche ne comptez pas sur moi pour vous vendre la mèche ! Peu importe donc, car je me suis vraiment régalé à voir cette étrange course à la montre à multiples tiroirs, rebondissements, personnages divers et variés. Un truc construit à l'américaine mais qui ne fait pas américain. Un film d'Amérique du Sud, mais qui ne fait pas local non plus. On se laisse totalement embarqué par le propos, les 2 rôles principaux sont remarquablement bien interprétés – avec une petite mention pour le malfrat débutant qui ne se souvient plus pendant tout le film d'un air de Rita Pavone – et la réalisation est au cordeau pour un premier film.
Eh ? c'est quoi déjà la chanson… ?
Ah oui, Rita Pavone !
Il ballo del mattone.
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27 avril 2008
Le (presque) bon film du dimanche…
Dans ma Cité Royale, à 11 h soit on va à la messe, soit on va au cinématographe. J'ai choisi la seconde option depuis le baptême d'imposture junior (presque 10 ans maintenant…). Quoique je n'habite que depuis 6 ans dans ma Cité Royale. Maintenant, quand j'y repense, dans les années 80, j'habitais à deux pas des Champs Élysées et je fréquentais déjà des salles presque désertes à l'heure de la messe. Comme quoi, le cinéma et l'église, ça ne le fait pas…
Qu'est-ce que je raconte là…? c'est compliqué.
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Justement en parlant de compliqué, c'est la caractéristique des bons films d'embrouilles et d'arnaques. Compliqué.

Mais du "bon" compliqué. Parce qu'il y a plusieurs sortes de compliqué. Comment vous expliquer ça simplement ? Tenez, prenez par exemple le film de Ridley Scott, Les associés (2003) avec Nicolas Cage et Sam Rockwell. Il s'agit donc d'un film sur deux arnaqueurs qui pigeonnent des braves gens. Un jour, Sam Rockwell propose à son associé Nicolas Cage un gros coup pour changer de l'ordinaire. Faut dire que Nicolas est dans une sale déprime et souffre de troubles obsessionnels compulsifs. Son psychiatre le laisse en carafe et il doit en voir un nouveau en catastrophe. Sans parler de sa fille qu'il n'avait jamais vue et qui débarque du jour au lendemain dans sa vie bien rangée. Et en plus elle veut monter des arnaques avec lui…
Vous me suivez toujours ? C'est ça le principe des films à arnaque. Une situation simple de base qui va se compliquer par couches successives, des imprévus, des nouveaux personnages sortis de nulle part, sauf pour les protagonistes, avec souvent une arnaque dans l'arnaque. Et comme pour réussir une arnaque, il faut toujours un pigeon, le bon film d'arnaque dévoile à la dernière minute le pigeon. Parce que bien entendu, le pigeon n'est jamais celui que l'on croit…
Pour revenir au film de Ridley Scott, tout ce passe comme prévu. Sauf que l'arnaque foire. Nicolas se retrouve arrêté par les flics. À moins que…
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Ca$h, le nouveau film où Jean Dujardin tient le rôle principal, suit à la lettre les règles du genre. Et c'est peut être là le problème.
Je reprends. Un film d'arnaque, c'est par définition compliqué. Mais il y a du "bon" et du "mauvais" compliqué. Comme le cholestérol, quoi…
Ca$h se perd dans un scénario hélas mal fagoté malgré une arnaque tarabiscotée à souhait. La situation de base est simple : Ca$h (Jean Dujardin) décide de venger la mort de son frère, Solal (excellent caméo d'une vedette du cinéma français. Tiens en parlant de caméo, au sujet du film de Rouve de dimanche dernier, j'ai oublié de signaler le "non caméo" d'un monstre du cinéma – jubilatoire…). Ca$h prépare un coup pour arnaquer un autre grand arnaqueur. Sauf que Ca$h a les flics au cul, renseignés par une balance dans son équipe. Ca$h découvre alors que la flic qui le suit n'est pas très claire… Qui va arnaquer qui ?

Les auteurs du script ont commis l'erreur d'être trop précis. Trop descriptifs. C'est là, la difficulté du film d'arnaque. Être compliqué sans être compliqué. À force de tout montrer, tout détailler, tout expliquer, le film se perd. Non pas que l'on est perdu par l'intrigue. Au contraire. Car à vouloir compliquer l'intrigue par des sur-couches, celles-ci finissent par s'annuler et rendent la situation limpide. Du coup on découvre vite qui est le pigeon final ; en tout cas moi, j'ai hélas vite compris…
Que reste-t-il alors du film d'Éric Besnard ? Au niveau de l'histoire on se laisse quand même porter, malgré quelques longueurs, et mon plaisir a été de me demander comment le pigeon va se faire avoir et surtout pourquoi. Le final dans la pure tradition des films d'arnaque en grand hôtel sauve la situation. Quant à Dujardin, il fait du Dujardin. Reno fait du Reno. Et Berléand du Berléand. La réalisation est propre et carrée. bref, plus palpitant que la messe…

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En sortant du ciné je suis passé chez mon marchand de dvd sur marché. J'ai failli racheté Les associés. Je me suis rabattu sur Slevin (de Paul Mc Guigan – 2006 – Josh Hartnett, Bruce Willis…). Là aussi un bijou du film d'embrouilles. Mais là, c'est une autre histoire…

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