05 novembre 2009
Rien. Jouissif…
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17 février 2009
World War II by QT
QT is back. En attendant son nouveau film, voici la bande annonce. Certainement un vrai "nouveau" film dans la mesure où l'histoire se passera pendant la Seconde Guerre Mondiale et que forcément il ne sera plus question de malfrats, dealers et autres tueurs cascadeurs sillonnant les US (ou le Japon…) sur fond de soul, funk ou d'Ennio Morricone. Cela dit, chassez le naturel et il revient au galop. Rock'n'roll et référence au western italien (les intertitres sont clairement inspirés du générique de Le bon, la brute et le truand) sont en filigrane dans cette bande annonce. Le cinéma des 60's et des 70's reste définitivement les Bled et Bescherelle de Mr Tarantino. Ça tombe bien, j'adore…
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12 août 2008
Un bon plan
Ce midi, autour de divers mezzés dans notre Libanais en face de l'agence (le plus vieux de Paris, je précise), discussion cinématographique qui arrive sur un sujet technique : le plan-séquence. Débat entre Obiwan et moi sur les meilleurs plans-séquences de l'histoire.
Reprenons.
Obiwan ? Eh oui fidèles lecteurs de 20six qui passeraient ici par hasard, Obiwan is back. Mais comme il n'y a plus de lecteurs 20six sur ce blog depuis belle lurette, pour les autres sachez qu'Obiwan est un ami photographe à Paris et que nous partageons une passion commune pour, dans l'ordre, les images, les femmes, le cinéma, les femmes, les sushis, les femmes et les sujets de discussions improbables, comme par exemple le plus beau plan-séquence du cinéma.
Le plan-séquence, je rappelle - je n'explique pas, je rappelle et donc je ne t'insulte pas fidèle lecteur à supposer la possibilité d'une hypothétique ignorance de cette figure de syntaxe du 7e art -, je rappelle, donc, consiste à filmer une séquence dans un film, d'un trait, sans arrêter la caméra. Un plan unique, d'où «plan-séquence». Comme son nom l'indiquait, suis-je bête.
Depuis l'invention du cinéma, le «jeu» est de faire le plan-séquence le plus long. Avec tout ce que cela suppose de complications lors du tournage. Imaginons un plan-séquence de 2 minutes, et que l'acteur foire sa réplique à la 116e seconde, soit 4 secondes avant la fin du dit plan. Que se passe-t-il ? Le producteur et le réalisateur font la gueule : pas besoin d'envoyer la pellicule au laboratoire, on la fout à la poubelle et on recommence tout. Si, comme nous le verrons plus loin, des éléments du décors doivent êtres cassés, cela devient ennuyeux (cher, voire très cher, en langage producteur).
Le plan-séquence a la vertu de plonger de manière spectaculaire le spectateur au cœur d'une action. Celle-ci est fluide, pas interrompue par le jeu du montage qui va alterner plans larges, champs, contre-champs, etc. Le plan-séquence a ce coté magique que l'on «est» vraiment dans le film. Cette sensation est d'autant plus accrue que la caméra va suivre les mouvements des personnages et leurs déplacements dans le décor, l'espace. Le plan-séquence est un moyen de narration prenant doublé de prouesses techniques : mouvements de caméras de plus en plus spectaculaires, évolution des éclairages, changements de décors par des passages successifs d'intérieurs en extérieurs, alternances de cadrages larges et serrés, multiplication des acteurs dans le plan, véhicules, avions, etc. Et tout ça, d'un trait, sans arrêter la caméra.
La liste des grands plans-séquences du cinéma est interminable, à commencer tout simplement par l'un des premiers film de l'histoire du cinéma : L'entrée en gare de Ciotat par les frères Lumière en 1895. Un seul plan de 40 secondes où l'on voit arriver cette fameuse locomotive à vapeur qui fit tant peur lors des premières projections. Pour la petite histoire, c'est à un opérateur des frères Lumière, Alexandre Promio, que l'on doit un des premiers travelling : une caméra posée sur un gondole à Venise filmant la lagune. À partir là, on s'est lâché grave, le plus agité dans le genre étant Abel Gance qui aurait balancer en l'air des caméras sur le tournage de Napoléon en 1925 pour "avoir le point de vue" des boulets de canons. Fin de digression…
Reprenons.

Tim Robbins, Player à Hollywood, ouvre son courrier anonyme…
Pour ma part ma préférence va, à ce jour, au plan-séquence d'ouverture du film de Robert Altman, The Player. Ce chef d'œuvre sorti en 1992 raconte l'histoire d'un player, Griffin Mill, un de ces jeunes requins des studios dont le métier et de décider ou non de la naissance d'un film. Griffin reçoit matin, midi et soir des scénaristes. L'auteur d'un scénario qu'il a recalé lui fait du chantage et cela tourne mal… J'avais publié il y a quelques temps sur ce blog, cette fameuse séquence de 7 ou 8 minutes absolument ahurissante des points de vue direction d'acteurs et de la technique, mais comme j'ai la flemme de fouiller dans les 600 posts de ce blog, je vous invite à cliquer ICI (mais revenez, je n'ai pas fini, j'ai plus fort à vous montrer).
Ayé, vous êtes revenus ? Pas mal hein ? En préparant ce post, j'ai découvert que ce plan est un hommage à la Soif du Mal d'Orson Welles. J'ai vu ce film il y a longtemps, et je me souviens de son aspect tarantinesque. Oui, ok, Tarantino s'en est peut être inspiré… Cela prouve surtout qu'Orson Welles est vraiment un des plus grands génie visionnaire du cinoche. Mais là, je dérive c'est un autre sujet…
Pour finir ce post cinématographique, voici ce fameux plan-séquence d'ouverture de la Soif du Mal qui date de 1958. Bien entendu, à l'époque point de Louma, Steadycam et autres caméras commandées par ordinateurs et truffées d'amortisseurs en tout genre (En le revoyant, je pense à un plan de Jacky Brown…). Magie :
Et comme vous avez été sages et patients, je vous propose en dessert un plan-séquence de «furieux», un truc de barges, lui fait à la Steadycam et digne d'un jeu sur PlayStation. L'ont-ils tourné 2 fois 3 fois ? Cela a dû être chaud sur le plateau, le méga plateau… Accrochez-vous, c'est énorme (les 4 premières minutes, après il y a un changement de plan…) :
The Protector de Tom Yum Goong - 2005
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11 août 2008
The End Theme
Je devais avoir 12 ou 13 ans et je commençais à me faire ma culture musicale à base de Jerry Lee Lewis, Little Richard, Beatles et autres Rolling Stones.
Un jour chez un copain on fait une petite descente dans les 45t de son frangin. Une pochette avec typo design formant un mot attire mon regard : S H A F T ? Kézako ? Démarrage d'une batterie en sourdine, arrivée d'un riff de guitare jamais entendu, un truc métallique oua-oua, puis deux notes de piano et le truc se boucle. Entrée d'un flûte traversière, je jubile ! La flûte est rejointe par des cuivres ; un frisson traverse mes oreilles vierges de sons funk et black, autres que les vocalises du père Little Richard ou les moulinés sur guitare de Chuck Berry.
Le son roule et roule, les cordes, la guitare et une basse lourde jouent au ping-pong avec les cuivres et cette flûte enivrante, sur une mélodie en boucle, presque infredonnable, mais qui va me rentrer dans la tête définitivement. Je pique le 45t et l'enregistre au micro sur mon électrophone. La cassette est limite inécoutable, mais ce putain de riff et swing funky jazz, disco avant l'heure, va me faire basculer dans d'autres univers musicaux que ceux de la sacro-Sainte pop-rock…
Quelques années passeront, la disco m'emmerdera en son temps pour finalement m'amuser aujourd'hui. Pendant que mes copines de lycées se tortilleront sur les Village People et autres Patrick Hernandez, je préférai écouter de la funk, de la vraie, celle remise au goût du jour par Tarantino dans Jacky Brown, par exemple.
Justement, c'est Tarantino qui me donnera envie de redécouvrir ce son funk et blaxploitation. Isaac Hayes a depuis rejoint mon Itunes aux cotés des premiers George Benson, The Crusaders, George Duke, Barry Adamson…
Redifussion prémonitoire, il y a quelques semaines, sur ARTE dans le cadre des «summer of 70's» du premier et unique Shaft. Le remake récent avec Samuel Jackson est certes sympa, mais il n'y a pas ce «fumet» 70's. C'est inimitable. Intemporel.
Isaac Hayes est parti trop jeune…

1942 – 2008
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04 juillet 2008
Pulp Pâte à Fiction
Une version suedée qui vaut son pesant de glaise…
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Ayé, je suis en vacances…
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26 décembre 2007
Autosatisfaction et Tarantineries…
Avertissement : l'auteur rappelle qu'un blog sert essentiellement à satisfaire l'ego de son auteur.
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Dernière note de l'année sur ce blog avant la convocation de son conseil d'administration pour examiner son avenir (mise en redressement avec une nouvelle formule, vente ou liquidation pure et simple…).
L'auteur précise. Si ce blog présente de moins en moins d'intérêt, son auteur lui, va très bien. Sa boutique d'artisan en réclames termine l'année en beauté avec une progression de business dont la modestie l'oblige à taire le taux de croissance à 2 chiffres.
L'auteur de ce blog est très satisfait de son année. Outre que le fait que sa petite entreprise marche bien, ses affaires personnelles vont de même. Son premier roman est sorti et est disponible ici. Petit succès d'estime pour l'instant…
L'auteur de ce blog en ruines envisage de pondre un autre roman en 2008, donner une autre vie à son premier (l'auteur se comprend…). L'auteur envisage également de lancer un autre business dans l'Internet (l'auteur a un projet fumeux en tête, il faut juste qu'il trouve le temps de le développer et d'en parler à quelques partenaires. Va-t-il y arriver ? suite au prochain épisode). L'auteur rappelle à son fiston qu'il va le marquer sévère à la culotte pour qu'il ait un carnet irréprochable pour son entrée en sixième (les filles, c'est bien, continuez !).
Enfin, l'auteur continuera son boulot d'ange gardien (l'intéressée comprendra…).
Bref Imposture Delon est satisfait. Imposture Delon est fier et se souhaite une très bonne année 2008. 2009 également. Les autres aussi (les années…).
Imposture Delon souhaite.
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Après cette première partie de note ne présentant strictement aucun intérêt, je vous invite à lire la seconde partie, sans intérêt également.
Le Père Noël m'a copieusement gâté. Imposture Delon se fait toujours plaisir à la St-Nicolas. Cette année, la Fnac a eu la délicatesse de lui proposer une soirée privée avec des remises substantielles. Tout ça pour dire que mon infidélité aux salles Gaumont depuis 3 mois, ne va pas aller en s'arrangeant puisque je me suis dit «Si tu ne vas pas au cinéma, le cinéma ira à toi». Donc tout ça pour dire que je n'ai plus d'excuses pour regarder les 40 ou 50 dvd en retard (mon petit dealer de ma cité royale, si tu me lis, bonjour…). Bref, donc, tout ça pour dire que je me suis offert la totale : un écran 16/9 de grandes dimensions, un lecteur dvd haute definition et la sono qui va avec. Heureusement que je n'ai plus de voisin au dessus. En dessous, c'est un magasin de fringues, je tiens à préciser, très bonne marque d'ailleurs, Shilton, du sportwear sympa, en particuliers des maillots façon rugby de bonne qualité… Heu… Reprenons…
L'intérêt de mon dealer, c'est que dans son échoppe il y a un choix de dvd récents, très récents, pour ne pas dire les nouveautés à des prix défiant toute concurrence. Tout ça pour dire que j'ai fait l'acquisition d'un petit bijou espagnol sorti l'an dernier presque de manière confidentielle, et que j'ai donc loupé.
Le pitch : en Espagne, des cascadeurs plus ou moins à la retraite vivent dans les décors abandonnés des grands westerns de Sergio Leone. Et quand un demi-car de Japonnais passe, ils proposent un spectacle à deux balles. Jusqu'au jour où des promoteurs rachètent le terrain, commencent à tout raser pour construire un parc d'attraction et virer les cascadeurs. Ces derniers apprécient moyennement et décident de remplacer les balles à blanc dans leur colts par des vraies. 800 pour être précis. D'où le titre : 800 balles…
Ce film est donc un bijou à 3 niveaux de lecture : une comédie très sympathique qui pourrait faire de l'ombre à un Almodovar. Il y a tout de même Carmen Maura. Ensuite une belle histoire de rencontre entre un enfant et un grand père «mythique» et enfin un hommage exceptionnel aux westerns italiens. Les 2 lecteurs fidèles de ce blog connaissent mon amour sans bornes pour ce genre cinématographique…
Allez, comme c'est Noël, et qu'on trouve tout sur Youtube, le générique de 800 balles. Un bijou je vous dis, je vous laisse apprécier les références…
Le Père Noël m'a également porté un demi tombereau de dvd, dont le coffret spécial Boulevard de la Mort, le dernier Tarantino. Je me lui repassé à mon cinéma privé, le son à donf. Ma perception finale du film n'a pas fondamentalement évolué comme je l'ai écrit ici. C'est du grand Tarantino «technique». Coïncidence, en voyant le coffret Death Proof à coté de 800 balas, je me suis dit que depuis Leone, fondamentalement rien ne s'était passé dans le western. Kubrick est mort. Alors je me suis mis à rêver que Tarantino annonçait pour 2008, la mise en chantier d'un western. de Son Western…

From Man To Man – Ennio Morricone.
Ce titre est extrait de la BO du film Death Rides A Horse
et a été repris par Tarantino dans Kill Bill.
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Bonne année 2008
Il vous en prie.
Voilà, vous pouvez fermer votre
Firefox et reprendre de la dinde.
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