17 février 2009
World War II by QT
QT is back. En attendant son nouveau film, voici la bande annonce. Certainement un vrai "nouveau" film dans la mesure où l'histoire se passera pendant la Seconde Guerre Mondiale et que forcément il ne sera plus question de malfrats, dealers et autres tueurs cascadeurs sillonnant les US (ou le Japon…) sur fond de soul, funk ou d'Ennio Morricone. Cela dit, chassez le naturel et il revient au galop. Rock'n'roll et référence au western italien (les intertitres sont clairement inspirés du générique de Le bon, la brute et le truand) sont en filigrane dans cette bande annonce. Le cinéma des 60's et des 70's reste définitivement les Bled et Bescherelle de Mr Tarantino. Ça tombe bien, j'adore…
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21 août 2008
Striptease Camorra
La Mafia serait finalement une invention d'Hollywood, de Coppola ou de Scorsese ? Je ne reviendrai pas sur mon amour immodéré des films de mafia et de gangsters. C'est un genre cinématographique comme le western ou le film de guerre. Justement parlons deux secondes du western.
Plus personne n'ira contredire le fait que grosso modo l'histoire du western se coupe en 2 tranches : avant et après Sergio Leone. Qu'apporte Sergio Leone à ce genre ? un mélange de réalisme extrême et de maniérisme à l'esthétique pop. Le réalisme vient de son travail titanesque de recherches documentaires sur cette époque : la Guerre de Sécession, la construction des chemins de fer, les révolutions locales et le cow-boy au sens exact du terme à savoir garçon vacher et fermier… Les maxi manteaux des méchants de Il était une fois dans l'Ouest ne sont pas issus des délires des costumières de Cinecitta, mais de photos d'époques tout simplement. Le propos de Leone est purement historique, raconter des tranches quotidiennes de l'Ouest dans des villages improbables pris dans les tourmentes de la guerre de Sécession ou des révolutions mexicaines. Comme il disait, il filmait des balais de morts. Tous les personnages sont déjà condamnés dès le début du film, on sait qu'ils vont tous mourir car ils sont du passé. Les histoires sont simples mais balayées par le souffle de l'Histoire et une réalisation que j'ai toujours qualifié de «pop» : utilisation à l'extrême du cinémascope, gamme chromatique limitée, lenteur du montage, violence fulgurante et musique mélangeant académisme et guitare électrique…
Je ne sais pas si on peut dire qu'il en est de même pour le film de mafia ? Peut-on parlait d'un avant et après Gomorra, le film de Matteo Garrone ? La question n'est pas totalement stupide, c'est le temps qui donnera la bonne réponse.
N'empêche… À mon humble avis, le genre mafia a connu au moins deux breaks. Un premier avec Le Parrain de Coppola qui racontait presque pour la première fois la mafia vue de l'intérieur avec une forme de transposition de ce que l'on pouvait imaginer de son «fonctionnement» originel en Italie ou en Sicile.
Ensuite, alors que Coppola avait planté sa camera dans «l'aristocratie» du milieu en s'attachant à filmer des luttes de pouvoir, Scorsese, avec ses Affranchis, va descendre d'un cran, dans les rouages ou se mélangent délinquance et gestion d'entreprises.
Matteo Garrone serait-il le Leone du genre ? Je serais tenter de l'affirmer car sa démarche est assez similaire : réalisme et parti pris de réalisation.
Le réalisme. Quand Scorsese décortique l'organisation (Les Affranchis ou Casino), il reste encore dans les étages. Matteo Garrone, lui, descend carrément dans les sous-sol, les soutes, là où ça rame grave. dans Gomorra, point de parrain au luxe affiché. Le seul truand qui semble un tant soi peu «important» se cogne quand même le boulot, et pas le plus appétissant : le traitement à la va-que-je-te-pousse d'ordures et déchets toxiques. C'est précisément là où Garrone et Leone se rejoignent : le vrai, ce que l'on peut «toucher». Mais ici, pas de photos d'archives pour se dire «ah ben oui, c'était comme ça» ; il suffit de lever la tête, regarder un peu les infos, aller faire un tour dans une banlieue aux cités sordides ou ça deale à tour de bras, se balader dans des quartiers ou l'on sait parfaitement que derrière des portes cochères, dans des arrières-cours, s'empilent des pakistanais ou des chinois derrières des machines à coudre. La mafia est partout. Elle régit des zones entières de l'Italie. Et comme l'explique un des personnages, c'est grâce à eux que "ce pays de merde" a pu rejoindre l'Europe, avoir l'Euro. Et le pire c'est que cela «semble» vrai. Car au delà de la démonstration de la présence de la pieuvre dans toute l'économie, via à un multi-scénario relatant des fragments de destins d'une dizaine de personnages pris volontairement ou pas dans l'engrenage, Garrone finit d'enfoncer le clou par un parti pris de réalisation clinique.
La réalisation. Souvenez-vous l'émission Striptease sur France 3 : des sujets filmés en «témoins» de tranches de vies incroyables. Ces reportages, froids et bruts où la caméra suit comme une mouche des gens ordinaires - agriculteurs, artisans, comédiens, putes, fous, etc. - pendant des semaines, des mois. Gamorra, ce n'est pas un film, c'est Striptease Camorra. C'est le malaise effrayant de plusieurs reporters-images que Garrone expédie pour suivre ici un gamin de 11 ou 12 ans qui deale dans un cité véritable camp retranché, là un chef d'atelier clandestin sous pression matin, midi, soir et nuit, deux paumés de 16 ou 17 ans qui se croient dans Scarface et qui vont pas tarder à agacer le petit chef local, un comptable de l'organisation… Tout ceci se mélange allègrement sans jamais se croiser. C'est tout le principe de la pieuvre. Au mieux on verra quelques ventouses, un ou deux bouts de tentacules… mais jamais l'ombre d'un cerveau.
Gamorra est un film d'un violence extrême. Pas au sens fusillade – il y en a, mais elles vont tellement vite qu'on réalise à peine – mais d'une violence visuelle et psychologique rare. Gamorra secoue. Gamorra dérange. Gamorra est la mafia.
Alors est-ce qu'une nouvelle page de ce genre cinématographique va se tourner sur l'après Gamorra ? Gamorra s'ouvre sur une séquence de règlement de compte à l'esthétique bleutée, soignée et crue. C'est la seule séquence de «mafia» du film. Comme si il y avait un contrat sur Scorsese et que Matteo Garrone s'y colle…
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26 décembre 2007
Autosatisfaction et Tarantineries…
Avertissement : l'auteur rappelle qu'un blog sert essentiellement à satisfaire l'ego de son auteur.
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Dernière note de l'année sur ce blog avant la convocation de son conseil d'administration pour examiner son avenir (mise en redressement avec une nouvelle formule, vente ou liquidation pure et simple…).
L'auteur précise. Si ce blog présente de moins en moins d'intérêt, son auteur lui, va très bien. Sa boutique d'artisan en réclames termine l'année en beauté avec une progression de business dont la modestie l'oblige à taire le taux de croissance à 2 chiffres.
L'auteur de ce blog est très satisfait de son année. Outre que le fait que sa petite entreprise marche bien, ses affaires personnelles vont de même. Son premier roman est sorti et est disponible ici. Petit succès d'estime pour l'instant…
L'auteur de ce blog en ruines envisage de pondre un autre roman en 2008, donner une autre vie à son premier (l'auteur se comprend…). L'auteur envisage également de lancer un autre business dans l'Internet (l'auteur a un projet fumeux en tête, il faut juste qu'il trouve le temps de le développer et d'en parler à quelques partenaires. Va-t-il y arriver ? suite au prochain épisode). L'auteur rappelle à son fiston qu'il va le marquer sévère à la culotte pour qu'il ait un carnet irréprochable pour son entrée en sixième (les filles, c'est bien, continuez !).
Enfin, l'auteur continuera son boulot d'ange gardien (l'intéressée comprendra…).
Bref Imposture Delon est satisfait. Imposture Delon est fier et se souhaite une très bonne année 2008. 2009 également. Les autres aussi (les années…).
Imposture Delon souhaite.
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Après cette première partie de note ne présentant strictement aucun intérêt, je vous invite à lire la seconde partie, sans intérêt également.
Le Père Noël m'a copieusement gâté. Imposture Delon se fait toujours plaisir à la St-Nicolas. Cette année, la Fnac a eu la délicatesse de lui proposer une soirée privée avec des remises substantielles. Tout ça pour dire que mon infidélité aux salles Gaumont depuis 3 mois, ne va pas aller en s'arrangeant puisque je me suis dit «Si tu ne vas pas au cinéma, le cinéma ira à toi». Donc tout ça pour dire que je n'ai plus d'excuses pour regarder les 40 ou 50 dvd en retard (mon petit dealer de ma cité royale, si tu me lis, bonjour…). Bref, donc, tout ça pour dire que je me suis offert la totale : un écran 16/9 de grandes dimensions, un lecteur dvd haute definition et la sono qui va avec. Heureusement que je n'ai plus de voisin au dessus. En dessous, c'est un magasin de fringues, je tiens à préciser, très bonne marque d'ailleurs, Shilton, du sportwear sympa, en particuliers des maillots façon rugby de bonne qualité… Heu… Reprenons…
L'intérêt de mon dealer, c'est que dans son échoppe il y a un choix de dvd récents, très récents, pour ne pas dire les nouveautés à des prix défiant toute concurrence. Tout ça pour dire que j'ai fait l'acquisition d'un petit bijou espagnol sorti l'an dernier presque de manière confidentielle, et que j'ai donc loupé.
Le pitch : en Espagne, des cascadeurs plus ou moins à la retraite vivent dans les décors abandonnés des grands westerns de Sergio Leone. Et quand un demi-car de Japonnais passe, ils proposent un spectacle à deux balles. Jusqu'au jour où des promoteurs rachètent le terrain, commencent à tout raser pour construire un parc d'attraction et virer les cascadeurs. Ces derniers apprécient moyennement et décident de remplacer les balles à blanc dans leur colts par des vraies. 800 pour être précis. D'où le titre : 800 balles…
Ce film est donc un bijou à 3 niveaux de lecture : une comédie très sympathique qui pourrait faire de l'ombre à un Almodovar. Il y a tout de même Carmen Maura. Ensuite une belle histoire de rencontre entre un enfant et un grand père «mythique» et enfin un hommage exceptionnel aux westerns italiens. Les 2 lecteurs fidèles de ce blog connaissent mon amour sans bornes pour ce genre cinématographique…
Allez, comme c'est Noël, et qu'on trouve tout sur Youtube, le générique de 800 balles. Un bijou je vous dis, je vous laisse apprécier les références…
Le Père Noël m'a également porté un demi tombereau de dvd, dont le coffret spécial Boulevard de la Mort, le dernier Tarantino. Je me lui repassé à mon cinéma privé, le son à donf. Ma perception finale du film n'a pas fondamentalement évolué comme je l'ai écrit ici. C'est du grand Tarantino «technique». Coïncidence, en voyant le coffret Death Proof à coté de 800 balas, je me suis dit que depuis Leone, fondamentalement rien ne s'était passé dans le western. Kubrick est mort. Alors je me suis mis à rêver que Tarantino annonçait pour 2008, la mise en chantier d'un western. de Son Western…

From Man To Man – Ennio Morricone.
Ce titre est extrait de la BO du film Death Rides A Horse
et a été repris par Tarantino dans Kill Bill.
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Bonne année 2008
Il vous en prie.
Voilà, vous pouvez fermer votre
Firefox et reprendre de la dinde.
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