La nouvelle publicité de Juvamine, qui fait le tour du web depuis 3 jours, répond simplement au brief.

Le pack shot et la signature de fin résument parfaitement le problème à résoudre. Juvamine n'est plus une marque de produit (vitamine C), mais celle d'un laboratoire. Le seul truc qui pouvait alors être écrit sur le brief créatif était comment faire la bascule entre une pub jugée plus ou moins débile, mais dont la mémorisation a dû atteindre des scores astronomiques, et un discours de marque ombrelle pour une gamme plus large. Autrement dit comment tuer ce slogan jeu de mots échappé d'un almanach Vermot ?
La réponse créative est amusante et mécaniquement condamnée à marquer les esprits. Quant à la phrase finale, assez gonflée, mais qui participe au projet, «Des produits meilleurs que nos pubs» est assez ambivalente. Soit elle finit le travail et ferme la porte à tout autre délire à venir, ou inversement autorise de futures «mauvaises» publicités qui devront alors démontrer des produits «meilleurs». J'espère que c'est cette seconde hypothèse qui a été retenue avec le joli challenge publicitaire qu'elle induit…

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Encore un livre introuvable et que tout étudiant en marketing et com doit lire ! Il me semblait que les éditeurs avaient plus ou moins obligation ou devoir de rééditer, non ? Après C'est quoi l'idée ? de Philippe Michel, pour lequel Nicolas Bordas et moi avions ouvert une page sur Facebook demandant sa réédition (chose faite, on va ou ici), doit-on réclamer la réédition de Disruption de Jean-Marie Dru sur Facebook ? Ce livre est épuisé, et sur certains sites, il est proposé à plus de 100 € d'occasion. Ben voyons…

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Étrange télescopage sur Arte hier soir qui (re)diffuse un très chouette docu-fiction sur la découverte de la fameuse formule d'Einstein qui relie l'énergie et la matière. Au même moment, c'est la confusion des informations quant à la gravité, dans le sens grave ou super grave, de l'état des centrales nucléaires au Japon.
Je ne suis ni écologiste militant, ni adepte de stupidités comme la décroissance, mais voilà, plus de 25 ans que le nucléaire m'inquiète. J'étais ingénieur à EDF quand l'accident de Tchernobyl a eu lieu. À l'époque j'ai reçu, en tant que cadre, un document spécial expliquant les risques d'un tel incident en France. Pour la faire courte la réponse était «NON» car la technologie de l'URSS n'était pas comme la notre, sous entendu moins bien. Sauf que l'argument de la différence de technologie ne tient plus aujourd'hui. Comme il n'a jamais tenu. Le risque zéro n'existe pas et n'existera jamais dans une centrale nucléaire. Malgré toutes les précautions infinies prises, un réacteur reste toujours une cocotte minute où l'homme joue avec l'énergie de notre univers. Celle qu'avait intuitivement touchée du doigt Einstein.
Einstein a regretté jusqu'à la fin de sa vie d'avoir écrit en 1939 au président Roosevelt, à la demande d'amis physiciens allemands exilés, pour l'alerter que Hitler pourrait assembler des bombes extrêmement puissantes. La suite fut le projet Manhattan…

«Directeur de Création ? Même Dieu n'oserait s'appeler ainsi…» Philippe Michel in C'est quoi l'idée?

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Bon dimanche !