Fouillez dans les archives de mes blogs et vous verrez que tous les lundis de Pentecôte j'écris une note musicale. Le lien de cause à effet, je n'en sais rien. Mais promis, l'an prochain je vous donne une explication, que même Horacio Caine, n'y aurait pas pensé.

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Et oui, j'avais envie de mettre une photo des Experts.
C'est mon blog, je fais ce que jeux…

Donc ce Week-end, les kids étaient en séminaire musical. Et va savoir, ils voulaient que je leur parle des années 80. Mais c'est un calvaire musical ces années mes petits !! Moi, qui me suis cassé la tête à vous donner une formation digne de Scool Of Rock, qui vous ai bien expliqué les bases (Le rock, Eddie Cochran, Chuck Berry, Jerry Lee Lewis…), les Beatles, Les Stones, le Floyd, Led Zep, Stooges, Zombies, New York Dolls, Bowie, Queen, Doors, et j'en passe, même un peu de Zappa, et vous venez me demander si j'ai Wham ? Je rêve…

Bon.
Oui, j'ai Wham.
Merci de ne pas le crier partout.

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Mais où est ce putain de Wham ? En fait j'ai une montagne de CD des années 80. Et pour une raison simple : c'est dans les années 80 qu'est apparu ce support, alors forcément, au lieu d'acheter des vinyls, on prenait des CD. Et des CD des années 80. CDQF.

Pour ce cours, j'ai joint le pédagogique à l'utile : reclasser quelques centaines de CD qui avait bondi direct des cartons sur les étagères lors de mon déménagement, il y a presque un an maintenant. Et dans un désordre particulièrement brillant, genre, un Doors s'accouplant avec un Rick Asley, un A-Ha discutant avec un Who… Mais comme j'avais pris soin de transférer depuis belle lurette dans ma bibliothèque iTune le bon grain de l'ivraie, ce classement artistique aléatoire ne me dérangeait pas outre mesure. C'est vous dire à quel point l'écoute des années 80 me manquait cruellement. Avant qu'imposture Junior me parle de Wham.

Au cours de cette exploration, j'ai décidé de les orienter vers ce qui me semble être la bonne qualité certifiée années 80, début 90. J'ai axé mon cours vers la chanteuse. Histoire de leur montrer que avant les Amy Winehouse, Duffy, Pink voire Camélia Jordana, il y a eu d'autres chanteuses dites à voix. Et sans remonter à la préhistoire de la pop et de la soul, j'allais leur faire découvrir les mamans des vedettes actuelles précitées. Quand je dit maman, c'est musicalement, mais aussi un peu au sens propre du terme ; je garderai le silence sur l'âge des personnes qui vont entrer en scène.

Allez c'est parti.

Si vous n'aimez pas les années 80, vous pouvez lâcher ici l'affaire. Je ne vous en voudrai pas. Vous avez un truc sur le feu… pas de problème… Bon pour ceux qui reste, on y va ?

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Dans mon bazar de CD, les kids ont mis une main guidée par leur père sur Basia Trzetrzelewska , atchoum… Ça ne vous dit rien ? Mais si : Matt Bianco. Le groupe anglais qui a eu un succès inter-planétaire en 84/85 avec le tube «Yeh-Yeh». Basia était la chanteuse. Le groupe s'est séparé puis vaguement ressuscité par Mark Reilly, mais sans grand succès. En revanche Basia (on dit juste Basia), accompagnée du troisième larron de Matt Bianco, Danny White, a eu une carrière tout à fait honorable qui continue encore aujourd'hui. Basia, c'est un très beau timbre de voix et un subtil mélange de swing, jazz, rythmes latino et pop song swinging London. Je vous propose «New Day For You» titre extrait de son premier album Time and Tide, disque de platine en 1987. On sent encore la Matt Bianco touch, avec rythmique et accords sur Yamaha DX7, le son synthé typique de l'époque…


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Dans les années 80, la mode est la chanteuse brune, si possible avec les cheveux lisses, coupe façon Louise Brook. Basia ouvre le bal et sera suivi par une autre formation anglaise avec un univers musical beaucoup plus riche, puisant bien sûr dans le jazz, le swing, mais aussi la musique de film, d'ambiance. À tel point que leur albums comportent de nombreux instrumentaux qui sont pas sans rappeler des Michel Legrand, Henri Mancini ou Lalo Schifrin. Les kids sont ainsi repartis avec leur iPod rempli de Swing Out Sister. Pour tout vous dire, c'est un de mes meilleurs souvenirs musical de ces années. En une seule écoute, ma fille a eu en tête leur méga tube de 1986, «Breakout». Allez envoyez le magnéto, et vous allez me dire, mais oui c'est bien sûr :


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Oui mais, le rapport avec Amy Winehouse, Duffy, Pink… ? On y est presque, non ? Justement la soul-funk-disco  chantée par la femme blanche, à cheveux sombres toujours, mais yeux bleu-vert qui tuent de sa race, arrive avec Lisa Stansfield en 1989. Premier album Affection, puis Real Love dont est extrait ce titre «Change». On monte le son à donf et on pousse la table :


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Parmi toutes les brunes, en 1986, une nana débarque avec un truc particulier, tout droit échappé d'une église gospel. Et en plus c'est une blonde. Merde. Mais p'tain ce qu'elle envoie le bois. Et là, vous allez vous dire c'est pas un peu la maman d'Amy et Duffy, non ? Allez on regarde :


Mais, là, c'est la maman de Pink ? Roxette, excellent groupe suédois comme son nom l'indique, et qui a sorti quelques bons albums de rock dans les années 80, dont Look Sharp ! (8 millions d'exemplaires) avec ce titre «The Look». On regarde les images, et on observe le look blonde top moumoute 80's… :


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Finalement, les années 80 ne sont pas si nazes que ça.

Et Wham ? Je leur ai expliqué qu'il fallait oublié Wham parce que le groupe c'était en fait deux mecs. George Michael et … et… l'autre.

Bon, euh… l'autre on le cherchera tout à l'heure sur Google…

En attendant les kids, écoutez George Michael, et comme pour Michael Jackson, oubliez toutes les âneries qu'ils ont faites ou qu'on leur attribue, et dites-vous que ces deux-là, c'est des méga bêtes : des mecs qui écrivent, jouent, arrangent, produisent, ont de vraies voix et dansent comme ils respirent. Bref des vrais, des bons, des très bons, des mecs de pop. Ok, c'est l'histoire qui jugera. Et là, franchement, l'histoire, sur ce coup, je lui fais confiance…


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Finalement, les kids gardent Wham pour les booms.
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