26 août 2008
A'T'CHAO'
Allez, une vieillerie pop 70's, qu'on en fait plus des comme ça ma brave dame. Écoutez-moiécoutez-moi ce synthé Bontempi. Collector, j'vous dis… Bon, je file me mettre au vert. Si you soune…
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22 août 2008
Photoshop'Art
Encore une trouvaille découverte découverte grâce à Marieaunet : un site de fondus de Photoshop, www.freakingnews.com. Cliquez, et aller fouiller dans ce bric à brac. Il y en a pour tous les goûts. Et on y trouve quelques pépites comme la série des billets de banque mise en avant chez Marieaunet et, ici, cette série Rembrandt. On clique sur l'image. Bonne visite…
21 août 2008
Striptease Camorra
La Mafia serait finalement une invention d'Hollywood, de Coppola ou de Scorsese ? Je ne reviendrai pas sur mon amour immodéré des films de mafia et de gangsters. C'est un genre cinématographique comme le western ou le film de guerre. Justement parlons deux secondes du western.
Plus personne n'ira contredire le fait que grosso modo l'histoire du western se coupe en 2 tranches : avant et après Sergio Leone. Qu'apporte Sergio Leone à ce genre ? un mélange de réalisme extrême et de maniérisme à l'esthétique pop. Le réalisme vient de son travail titanesque de recherches documentaires sur cette époque : la Guerre de Sécession, la construction des chemins de fer, les révolutions locales et le cow-boy au sens exact du terme à savoir garçon vacher et fermier… Les maxi manteaux des méchants de Il était une fois dans l'Ouest ne sont pas issus des délires des costumières de Cinecitta, mais de photos d'époques tout simplement. Le propos de Leone est purement historique, raconter des tranches quotidiennes de l'Ouest dans des villages improbables pris dans les tourmentes de la guerre de Sécession ou des révolutions mexicaines. Comme il disait, il filmait des balais de morts. Tous les personnages sont déjà condamnés dès le début du film, on sait qu'ils vont tous mourir car ils sont du passé. Les histoires sont simples mais balayées par le souffle de l'Histoire et une réalisation que j'ai toujours qualifié de «pop» : utilisation à l'extrême du cinémascope, gamme chromatique limitée, lenteur du montage, violence fulgurante et musique mélangeant académisme et guitare électrique…
Je ne sais pas si on peut dire qu'il en est de même pour le film de mafia ? Peut-on parlait d'un avant et après Gomorra, le film de Matteo Garrone ? La question n'est pas totalement stupide, c'est le temps qui donnera la bonne réponse.
N'empêche… À mon humble avis, le genre mafia a connu au moins deux breaks. Un premier avec Le Parrain de Coppola qui racontait presque pour la première fois la mafia vue de l'intérieur avec une forme de transposition de ce que l'on pouvait imaginer de son «fonctionnement» originel en Italie ou en Sicile.
Ensuite, alors que Coppola avait planté sa camera dans «l'aristocratie» du milieu en s'attachant à filmer des luttes de pouvoir, Scorsese, avec ses Affranchis, va descendre d'un cran, dans les rouages ou se mélangent délinquance et gestion d'entreprises.
Matteo Garrone serait-il le Leone du genre ? Je serais tenter de l'affirmer car sa démarche est assez similaire : réalisme et parti pris de réalisation.
Le réalisme. Quand Scorsese décortique l'organisation (Les Affranchis ou Casino), il reste encore dans les étages. Matteo Garrone, lui, descend carrément dans les sous-sol, les soutes, là où ça rame grave. dans Gomorra, point de parrain au luxe affiché. Le seul truand qui semble un tant soi peu «important» se cogne quand même le boulot, et pas le plus appétissant : le traitement à la va-que-je-te-pousse d'ordures et déchets toxiques. C'est précisément là où Garrone et Leone se rejoignent : le vrai, ce que l'on peut «toucher». Mais ici, pas de photos d'archives pour se dire «ah ben oui, c'était comme ça» ; il suffit de lever la tête, regarder un peu les infos, aller faire un tour dans une banlieue aux cités sordides ou ça deale à tour de bras, se balader dans des quartiers ou l'on sait parfaitement que derrière des portes cochères, dans des arrières-cours, s'empilent des pakistanais ou des chinois derrières des machines à coudre. La mafia est partout. Elle régit des zones entières de l'Italie. Et comme l'explique un des personnages, c'est grâce à eux que "ce pays de merde" a pu rejoindre l'Europe, avoir l'Euro. Et le pire c'est que cela «semble» vrai. Car au delà de la démonstration de la présence de la pieuvre dans toute l'économie, via à un multi-scénario relatant des fragments de destins d'une dizaine de personnages pris volontairement ou pas dans l'engrenage, Garrone finit d'enfoncer le clou par un parti pris de réalisation clinique.
La réalisation. Souvenez-vous l'émission Striptease sur France 3 : des sujets filmés en «témoins» de tranches de vies incroyables. Ces reportages, froids et bruts où la caméra suit comme une mouche des gens ordinaires - agriculteurs, artisans, comédiens, putes, fous, etc. - pendant des semaines, des mois. Gamorra, ce n'est pas un film, c'est Striptease Camorra. C'est le malaise effrayant de plusieurs reporters-images que Garrone expédie pour suivre ici un gamin de 11 ou 12 ans qui deale dans un cité véritable camp retranché, là un chef d'atelier clandestin sous pression matin, midi, soir et nuit, deux paumés de 16 ou 17 ans qui se croient dans Scarface et qui vont pas tarder à agacer le petit chef local, un comptable de l'organisation… Tout ceci se mélange allègrement sans jamais se croiser. C'est tout le principe de la pieuvre. Au mieux on verra quelques ventouses, un ou deux bouts de tentacules… mais jamais l'ombre d'un cerveau.
Gamorra est un film d'un violence extrême. Pas au sens fusillade – il y en a, mais elles vont tellement vite qu'on réalise à peine – mais d'une violence visuelle et psychologique rare. Gamorra secoue. Gamorra dérange. Gamorra est la mafia.
Alors est-ce qu'une nouvelle page de ce genre cinématographique va se tourner sur l'après Gamorra ? Gamorra s'ouvre sur une séquence de règlement de compte à l'esthétique bleutée, soignée et crue. C'est la seule séquence de «mafia» du film. Comme si il y avait un contrat sur Scorsese et que Matteo Garrone s'y colle…
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18 août 2008
Cover Royale
En répondant à Marieaunet qui a publié un clip d'Arcade Fire improbable bricolé à partir du duel final de Il était une fois dans l'Ouest, je lui ai adressé un lien Youtube avec la scène du cimetière dans Le bon, la brute est le truand. J'en ai déjà parlé ici, c'est un des plus beau traveling circulaire de l'histoire du cinéma. La musique enivrante d'Ennio Morricone, The Exctasy Of Gold a été enregistrée avant le tournage. Cette séquence est donc un véritable clip. Ça se passe ICI.
En faisant la recherche, Youtube me propose un choix alternatif qui vaut son pesant de médiators. C'est ça que j'aime dans Youtube, c'est comme Ikea. Tu pars pour y prendre un truc et tu repars avec autre chose. Dont t'es content en plus !
Ma découverte Youkea du jour est un groupe anglais jouissif : The Ukulele Orchestra of Great Britain. Comme le nom l'indique, il ne s'agit que de ukulélés. La petit guitare que trimbalait Julien de La Nouvelle Star… Leur truc, c'est la cover, la reprise. Dont cette version du thème de Le bon, la brute et le truand :
Allez faire un tour sur Youtube, il y a pas mal de reprises, dont un Life On Mars de David Bowie plus que sympa. Mais le ponpon, se trouve sur leur page Myspace avec une reprise de Shaft. Sublime. Shaft au ukulélé, fallait oser ! On clique sur la photo :
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17 août 2008
Disease
On peut aussi cliquer ICI.
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16 août 2008
Métrologie
Station Charles-de-Gaulle
Changement RER A
Campagne pluvieuse vers Montparnasse gris
Agitation
Course
Bousculade
Cohue
Brouhaha
Elles apparaissent devant moi
Fines et belles
Sensuelles
Perchées sur escarpins noirs
Courant la banlieue
Je ne vois qu’elles
Je n’entends qu’elles
Elles disparaissent…
Silence
Voix perchée de Charles :
Les jambes de femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tout sens, lui donnant son équilibre et son harmonie…

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14 août 2008
Puzzle space…
Attention, jeu de barges !! Pour virtuoses du mulot, de la navigation dans l'espace et des puzzles à pièces en pixels flottants….
On clique sur l'image. Au revoir…
Art & Co
Je fais rarement de la réclame pour d'autres blogs. Peut être devrais-je plus ? Comme ça j'aurais plus de lecteurs et de lectrices, surtout des lectrices, et comme ça plein de commentaires, et comme ça mon score Google augmenterait grave, et comme ça j'aurais encore plus de visites, et comme ça je serais un blogueur célèbre, et comme ça je passerais à la télé, et comme ça je serais invité à des colloques, des séminaires, des salons, des débats et des conférences, et comme ça on viendrait encore plus me lire, et comme ça je signerais des contrats de réclame sur mon blog, et comme ça j'écrirais des livres "Comment devenir célèbre avec son blog Vol.1" et "Comment devenir riche et célèbre d'un clic" et "Le fric, la gloire et les meufs au bout de la souris" et comme ça je serais riche, et comme ça j'arrêterais de travailler. Puis de bloguer. Ouf…

Je fais donc rarement de la réclame pour d'autres blogs, disais-je. Je veux juste vous inviter à aller déambuler dans le petit musée virtuel de Marieaunet. On ne se connaît que par blogs et facebook interposés, mais cette blogueuse est une collectionneuse avisée de nombreuses trouvailles d'art, essentiellement contemporain : peintures, vidéos, objets, installations, photos, illustrations, sculptures… Les choix sont toujours judicieux et de goût. Et à chaque fois j'ai d'agréables surprises.

Comme quoi, quelques images et 1 ou 2 lignes suffisent largement. On clique sur la bannière :
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13 août 2008
BatConnor ?
On va finir par s'emmêler les pinceaux…
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12 août 2008
Un bon plan
Ce midi, autour de divers mezzés dans notre Libanais en face de l'agence (le plus vieux de Paris, je précise), discussion cinématographique qui arrive sur un sujet technique : le plan-séquence. Débat entre Obiwan et moi sur les meilleurs plans-séquences de l'histoire.
Reprenons.
Obiwan ? Eh oui fidèles lecteurs de 20six qui passeraient ici par hasard, Obiwan is back. Mais comme il n'y a plus de lecteurs 20six sur ce blog depuis belle lurette, pour les autres sachez qu'Obiwan est un ami photographe à Paris et que nous partageons une passion commune pour, dans l'ordre, les images, les femmes, le cinéma, les femmes, les sushis, les femmes et les sujets de discussions improbables, comme par exemple le plus beau plan-séquence du cinéma.
Le plan-séquence, je rappelle - je n'explique pas, je rappelle et donc je ne t'insulte pas fidèle lecteur à supposer la possibilité d'une hypothétique ignorance de cette figure de syntaxe du 7e art -, je rappelle, donc, consiste à filmer une séquence dans un film, d'un trait, sans arrêter la caméra. Un plan unique, d'où «plan-séquence». Comme son nom l'indiquait, suis-je bête.
Depuis l'invention du cinéma, le «jeu» est de faire le plan-séquence le plus long. Avec tout ce que cela suppose de complications lors du tournage. Imaginons un plan-séquence de 2 minutes, et que l'acteur foire sa réplique à la 116e seconde, soit 4 secondes avant la fin du dit plan. Que se passe-t-il ? Le producteur et le réalisateur font la gueule : pas besoin d'envoyer la pellicule au laboratoire, on la fout à la poubelle et on recommence tout. Si, comme nous le verrons plus loin, des éléments du décors doivent êtres cassés, cela devient ennuyeux (cher, voire très cher, en langage producteur).
Le plan-séquence a la vertu de plonger de manière spectaculaire le spectateur au cœur d'une action. Celle-ci est fluide, pas interrompue par le jeu du montage qui va alterner plans larges, champs, contre-champs, etc. Le plan-séquence a ce coté magique que l'on «est» vraiment dans le film. Cette sensation est d'autant plus accrue que la caméra va suivre les mouvements des personnages et leurs déplacements dans le décor, l'espace. Le plan-séquence est un moyen de narration prenant doublé de prouesses techniques : mouvements de caméras de plus en plus spectaculaires, évolution des éclairages, changements de décors par des passages successifs d'intérieurs en extérieurs, alternances de cadrages larges et serrés, multiplication des acteurs dans le plan, véhicules, avions, etc. Et tout ça, d'un trait, sans arrêter la caméra.
La liste des grands plans-séquences du cinéma est interminable, à commencer tout simplement par l'un des premiers film de l'histoire du cinéma : L'entrée en gare de Ciotat par les frères Lumière en 1895. Un seul plan de 40 secondes où l'on voit arriver cette fameuse locomotive à vapeur qui fit tant peur lors des premières projections. Pour la petite histoire, c'est à un opérateur des frères Lumière, Alexandre Promio, que l'on doit un des premiers travelling : une caméra posée sur un gondole à Venise filmant la lagune. À partir là, on s'est lâché grave, le plus agité dans le genre étant Abel Gance qui aurait balancer en l'air des caméras sur le tournage de Napoléon en 1925 pour "avoir le point de vue" des boulets de canons. Fin de digression…
Reprenons.

Tim Robbins, Player à Hollywood, ouvre son courrier anonyme…
Pour ma part ma préférence va, à ce jour, au plan-séquence d'ouverture du film de Robert Altman, The Player. Ce chef d'œuvre sorti en 1992 raconte l'histoire d'un player, Griffin Mill, un de ces jeunes requins des studios dont le métier et de décider ou non de la naissance d'un film. Griffin reçoit matin, midi et soir des scénaristes. L'auteur d'un scénario qu'il a recalé lui fait du chantage et cela tourne mal… J'avais publié il y a quelques temps sur ce blog, cette fameuse séquence de 7 ou 8 minutes absolument ahurissante des points de vue direction d'acteurs et de la technique, mais comme j'ai la flemme de fouiller dans les 600 posts de ce blog, je vous invite à cliquer ICI (mais revenez, je n'ai pas fini, j'ai plus fort à vous montrer).
Ayé, vous êtes revenus ? Pas mal hein ? En préparant ce post, j'ai découvert que ce plan est un hommage à la Soif du Mal d'Orson Welles. J'ai vu ce film il y a longtemps, et je me souviens de son aspect tarantinesque. Oui, ok, Tarantino s'en est peut être inspiré… Cela prouve surtout qu'Orson Welles est vraiment un des plus grands génie visionnaire du cinoche. Mais là, je dérive c'est un autre sujet…
Pour finir ce post cinématographique, voici ce fameux plan-séquence d'ouverture de la Soif du Mal qui date de 1958. Bien entendu, à l'époque point de Louma, Steadycam et autres caméras commandées par ordinateurs et truffées d'amortisseurs en tout genre (En le revoyant, je pense à un plan de Jacky Brown…). Magie :
Et comme vous avez été sages et patients, je vous propose en dessert un plan-séquence de «furieux», un truc de barges, lui fait à la Steadycam et digne d'un jeu sur PlayStation. L'ont-ils tourné 2 fois 3 fois ? Cela a dû être chaud sur le plateau, le méga plateau… Accrochez-vous, c'est énorme (les 4 premières minutes, après il y a un changement de plan…) :
The Protector de Tom Yum Goong - 2005
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